controle des vignettes
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Entre l’incivisme des automobilistes et la brutalité des forces de sécurités accompagnés par les agents des finances, l’étau se resserre autour des passagers de la voie publique.

La triste scène qui s’est déroulé à proximité de l’agence de voyage Touristique Express à Ngaoundéré, dans la soirée du 7 novembre est loin d’être un cas isolée. La chaude empoignade qui a eu lieu à un poste de contrôle des vignettes automobiles entre un gendarme et les riverains, furieux contre l’homme en ténue d’avoir blessé la passagère d’une moto, s’inscrit dans une longue série de mésaventure qui entoure les sorties des services des impôts de la Vina. Dans le viseur de cette opération, le contrôle des vignettes automobiles 2017 qui a vite fait de virer au cauchemar des usagers de la voie publique. Cependant force est de constater que ce sont les populations civiles qui payent le prix fort et sont les otages de cette guerre déclaré.

En effet un moto taximan transportant une femme, la quarantaine sonnée, dans un zèle d’échapper aux agents de contrôle, se retrouve nez à nez avec un gendarme qui tente de l’immobiliser par la force. Dans le coup de l’action le gendarme parvient à renverser la moto au sol, blessant par la même occasion la passagère de la moto. Les riverains de ce coin bouillonnant de la ville, décide de s’en mêler, accusant l’homme en ténue de négligence criminel sur la personne de la passagère. Devant l’enlisement Sali Babba le gendarme en question décide de jouer l’intimidation en confisquant la CNI d’un témoin. Ce dernier n’entrera en possession de sa carte qu’après avoir implorer le pardon.

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Incivisme

Devant de tels agissements c’est l’autorité même des agents de l’État et l’image des forces de l’ordre qui sont mis à l’épreuve. Le gouverneur de l’Adamaoua Kildadi Taguieke BOUKAR a récemment déclaré sur les antennes de la Crtv (Cameroon Radio Television) station de l’Adamaoua

« Nous sommes confronté aujourd’hui à des actes d’incivismes et de défi de l’autorité. Un agent de police a été blessé et se trouve interner actuellement à l’hôpital ».

Au patron de la région de poursuivre,

« Nous avons procédé à des arrestations de 20 brigands fauteurs de troubles qui seront présenté au procureur de la République»

a affirmé. Le secteur de moto taximen, véritable jungle est en passe de devenir un casse-tête pour l’administration.

Responsabilité

Entre l’arrogance et le sentiment d’être au-dessus des lois qui caractérise les policiers et gendarmes d’un côté et l’obstination des chauffeurs à deux roues de l’autre, le piège pour la population est grand. « Il faut humaniser ces contrôles, il est absurde de se focaliser uniquement sur des papiers au mépris des vies humaines. » relève Aminou, citoyen. Et ce n’est pas la déclaration choc du gendarme Sali Babba qui va aider à faire évoluer les mentalités dans le bon sens. Lui qui a lancé,

« j’ai grandi au quartier Pont Vert à Maroua (un épicentre de grand banditisme) et ici je ne vois personne qui peut me faire peur et m’empêcher de faire mon travail ».

Pour l’heure les attitudes des agents en activités sèment le trouble dans l’esprit des populations.

Citoyenneté

Dans la masse, les conducteurs de moto jouent au chat et à la souri avec les forces de sécurités déployés sur le terrain. Beaucoup ne sont jusqu’à ce 11ème mois de l’année pas encore en règle et se justifie malgré tout.

« Je n’ai pas de vignette. Au moment de payer à 2000 frans CFA comme par le passé on m’a fait comprendre que cela coûte 15.000 FCFA avec l’assurance une fois. J’ai mon permis et il ne me revient pas d’assurer a moto du patron »,

se défend Aboubakar chauffeur moto taxi à Ngaoundéré. Ce dernier coincé au carrefour Someno sur la route qui mène aux quartiers Haut plateau et Bamiyanga rebrousse chemin.

Pour plusieurs attaquants comme on les appelles communément dans la ville, les propriétaires de moto font montre d’irresponsabilité caractérisé qui met en danger les conducteurs obliger de se sauver au risque d’être renversé ou de faire un accident pour protéger leur moyen de gagne-pain.

« Mon patron à 15 motos et aucune n’a la vignette. Dès que l’un des chauffeurs le signale un contrôle à un axe, il alerte tous les autres pour éviter cette destination. »,

témoigne sous anonymat un moto-taximan.

Dans ce contexte, les finances ne pourraient que mal se porter si les contribuables fuient leurs obligations. De quoi inciter les autorités à muscler l’opération au péril des citoyens en danger dans les cascades échappatoires des fuyards

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