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Photo de famille de la campagne anti-corruption à Ngaoundéré
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Si la bataille de la lutte contre la corruption qui a été entamée par les pouvoirs publique dans les années 1990 est loin des attentes escomptées, tout semble indiquer que la détermination de vaincre cette pathologie sociale demeure indemne.

Friand de symbole, la Commission National Anti-Corruption a décidé de délocaliser l’édition 2017 de la Journée International de la lutte contre la corruption à Ngaoundéré. La caravane a sillonné les artères de la métropole Ngaoundéré afin de sensibiliser les populations. Un choix qui en dit long sur les efforts de l’Adamaoua en matière de lutte contre ce « cancer social » qu’est la corruption.

Du stade Ndoumbe Oumar vers le petit marché au bois de Mardock, la caravane s’est déroulée en 12 étapes à travers la ville. Au cours des escales, les sensibilisations et distribution des tracts avec comme leitmotive « la corruption n’est pas une fatalité, elle peut être vaincue, dénoncez tout acte de corruption » se sont succédés. Le président de la CONAC pense par ce bain de foule prêcher la bonne parole aux concitoyens.

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Campagne anti-corruption sur le terrain à Ngaoundéré

« Nous voulons que les camerounais ne cède pas à la corruption, qu’ils ne soient plus adeptes et ne se laisse plus corrompre. Parce que la corruption terni l’image de la société camerounaise »,

note le révérend Dieudonné Massi Gams.

Le nouveau rapport de la CONAC sur l’étendu de ce mal donne le vertige, la corruption n’épargne aucun secteur au Cameroun. La Police, la Justice et les Transports sont les secteurs les plus touchés. Il y’a mille et une manière de corrompre : Les pots-de-vin, les détournements et autres malversations ont encore des beaux jours devant eux. A Ngaoundéré la corruption s’exerce de plusieurs manières et revêt diverses formes : Faire sauter une contravention, s’assurer un permis de conduire, une carte nationale d’identité ou une exemption fiscale font partie des habitudes des citoyens de la ville.

La crise de confiance des usagers des services publics est à l’origine de la non dénonciation des cas de corruption.

« ça ne sert à rien de dénoncer puisque ça ne va rien changer »,

se résigne Hamadou, rencontré à la gare routière

« Il est vain d’espérer venir à bout de ce mal en organisant des festivités. Il nous faut nous interroger sur ce qui motive les corrupteurs et les corrompus et tenter d’y porter remède. C’est le seul moyen, sinon de faire cesser, au moins de réduire les cas de corruption »,

propose Nitche, militant de la société civile.

« Nous aurions souhaités que la CONAC puisse aller à la rencontre des milieux où sévissent la corruption comme les structures publiques »

regrette Yaya.

L’année 2017 a été placée par l’Union Africaine sous le signe de la lutte contre la corruption. Le Cameroun qui a ratifié la convention africaine de lutte contre la corruption de 2003, dispose d’un arsenal législatif et institutionnel pour y faire face. Mais la difficulté réside dans la mise en œuvre des lois anti-corruption dans le but de mener la bataille de la probité publique. Ici et là les rares progrès sont freinés ou bloqués par les voleurs et pilleurs de tout acabit et Les effets insidieux de ce mal sur la vie des populations locales sont désastreux.

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