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Fait devenu courant dans un pays qui a mal à sa justice, les juges proclament la libération d’une prévenue en garde à vue, le Procureur de la République s’interpose. Une pratique de déni de justice embarrassante et frustrante dans un Etat de droit qu’a vécu un couple qui décrie la situation devenue monnaie courante dans le château d’eau du Cameroun.

Dégoûté et courroucé, Tadouanla Jules Sévérin la soixantaine révolu est un homme combatif malgré le poids de l’âge.

« Depuis que j’ai reçu, l’arrêté du tribunal libérant ma femme, Je n’ai pas cessé de frapper à toutes les portes. De la navette entre le parquet et le siège en passant par l’antenne régionale de la Commission nationale des droits de l’homme et des libertés (CNDHL), j’ai tout essayé sans résultats ».

Même si l’homme reste confiant sur la suite de la procédure, il n’en demeure pas moins frustré par les attitudes du Procureur de la république qui selon lui fait obstruction au verdict rendu par la cours. Celui qui dit n’avoir pas fermé l’œil depuis quatre semaines laissait entendre qu’il est prêt à tout pour obtenir gain de cause et ramener sa femme à la maison.

Tout par d’une affaire scabreuse dont les dessous reste à élucider par la justice. Ousmanou chauffeur et futur acquéreur d’un camion appartenant à Tadouanla Jules Sévérin détourne une cargaison de savon estimé à plus de 16 millions de FCFA de la Sociéte de savonnerie de Baffoussam. Chemin faisant il abandonne le camion à Figuil et prend la clé des champs. Saisit le parquet met la main sur le propriétaire de la voiture et sa femme, ces derniers seront cuisiné 6 jours durant dans les locaux de la police judiciaire (PJ) sis à l’ancien champ de prière. Par la suite madame Tadong sera déféré en à la prison centrale de Ngaoundéré. Une décision du tribunal datant du 1er février 2018 accorde une liberté provisoire à la détenue afin de comparaitre libre. Laquelle sera mise en cause par le procureur de la république qui a préféré ignorer le verdict rendu.

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Il s’en suivra 14 autres jours de calvaires et de désarrois pour le père et ses proches totalement débité par cet abus de pouvoir de l’autorité judiciaire. Dans cette affaire, tout est difficile à comprendre. C’est à croire que le procureur prend un malin plaisir à faire durer la détention en prison de cette femme et de montrer que c’est lui qui détient le dernier mot.

« Nous avons un détournement d’une affaire civile en affaire pénale »,

s’offusque le plaignant. Les avocats vont alors mettre en branles tous les instruments prévus par la loi pour obtenir finalement gain de cause le 15 février 2018 après un jugement Habeas corpus sans appel auquel l’inflexible PR ne pouvait que se plier.

Se faisant le Procureur de la République auprès des tribunaux de Ngaoundéré dont la vocation première est de défendre l’intérêt de la société face aux criminels et autres détrousseurs semble être un « hors la loi » en puissance. Approché par le reporter de chateaunews.com le pour des éclairages sur cette détention absurde, le 8 février dernier, le Procureur de la République a refusé de se prononcer crut bon de se prononcer. Au-delà de cette injustice qui irrite la famille Tadouanla, l’on est en présence d’une affaire qui bafoue un des principes même de Droit, car justice trop tardive est déni de justice.

Avec cette affaire, c’est tout l’honneur de la famille Batcham de Maroua, dont Tadouanla Jules Sévérin est le chef de la communauté et de Ngaoundéré où il est membre d’honneur de la réunion qui est bafouée injustement.



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