Mathieu Nongni
Mathieu Nongni, Coordonnateur du projet PAAGGRM
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Le Cameroun est présenté par les analystes économiques comme étant « un scandale géologique » du faite de la présence d’immense richesse naturelle que regorge son sol et sous sol. La région de l’Adamaoua qui abrite le gisement de bauxite à Minim-Martap évalué à 1 milliard de tonne le 2ème au monde en est une illustration.

Comment faire bénéficier aux populations riveraines les retombées d’une telle manne ? C’est, ceux à quoi s’est employé l’ONG LIDEE à travers le Projet d’appui à l’amélioration de la gouvernance dans la gestion de la redevance minière dans 7 communes de la région de l’Adamaoua, dont il coordonne les activités depuis trois ans.

Monsieur le coordonnateur, quel bilan pouvez-vous tirer après avoir mené de bout en bout un projet comme celui-ci ?

Pour atteindre les résultats que nous avons, il a fallu qu’on mette en place un certain nombre de stratégies parmi lesquelles la sensibilisation des acteurs, l’organisation et de formation des artisans miniers. En outre nous avons mis sur pied des plateformes et cellules de travail pour une synergies des différentes parties prenante du processus au niveau communal. Un agent de la commune a accompagné l’équipe du projet en qualité d’Agent de liaison sur le terrain. Comme vous pouvez le constater, les activités se déroulent dans sept communes ayant chacune des réalités en terme de contrainte.

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Qu’est-ce qui est fait pour pérenniser les acquis pour une meilleure gouvernance minière dans les communes ?

Pour une pérennité des résultats obtenus, nous avons développé avec tous les intervenants de la chaine, des stratégies efficientes. Nous avons observé un écart qui varie parfois d’une commune à une autre. Il y’a des communes plus avancées comme celle de Mbé et des commune moyennes. C’est vrai qu’elles n’ont pas des mêmes potentiels en matière de ressources minières. La commune Djohong peut être cité en exemple. Mais nous pensons qu’au terme du processus,nous allons être capable de développer des stratégies qui puisse pérenniser l’activité, optimiser même le niveau de recettes que nous avons aujourd’hui.

A quels problèmes avez-vous été confronté pendant la mise en œuvre des activités ?

Les difficultés sont liées à l’engagement des communes, l’état des routes et les intempéries. Il y’a les receveurs municipaux, qui sont la pierre angulaire de la collecte des redevances dans les communes mais ne sont pas assez impliqués. Enfin il faut noter le niveau de compréhension et l’adhésion des artisans miniers, parce que tous s’appuis sur eux à la base. S’ils entrent dans la clandestinité ça devient extrêmement difficile de collecter ces redevances.

Vous venez de tenir un atelier à l’intention des maires, receveurs municipaux, secrétaires généraux et responsables des plateformes sur les stratégies de collecte et de budgétisation des redevances minières, quelles sont vos attentes au sortir de cette session ?

Au terme des travaux, nous aimerions élaborer des stratégies qui viennent des acteurs à la base c’est-à-dire les communes, artisans et les autres acteurs de collecte de redevances. Des stratégies qui puissent optimiser la collecte et la budgétisation de ressource venant de l’extraction artisanale dans les sept communes de la région de l’Adamaoua.

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