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La série de cambriolage spectaculaire du tribunal administratif et de la communauté urbaine de Ngaoundéré qui a défrayé la chronique la semaine dernière a mis la puce à l’oreille de l’état-major régional. La surveillance des services publics sensibles est abandonnée à la merci des sociétés de gardiennage.

En ces temps de crise, la sécurité est devenue une question sensible. Le 22 septembre 2017 une bombe artisanale, attribuée aux radicalisés sécessionnistes des régions anglophones du pays explose sur le site de la Société Camerounaise des Dépôts pétroliers à Douala. Pour éviter que le scénario ne se reproduise, la direction de l’entreprise a initié une étude pour évaluer et diagnostiquer la vulnérabilité de l’ensemble de ses installations. Cinq mois plus tard rien n’a changé et on est au point mort. Au dépôt SCDP Ngaoundéré, seul un vigile veille au garde, aucun signe de militaire sur le site.

La surveillance des services hautement sensible est aujourd’hui confié à des sociétés de gardiennage,

« ce n’est pas une surprise mais un développement attendu» nous confie un observateur. La surveillance d’une société comme Camtel, et ses installations est confié à des vigiles. La police municipale et les comités de vigilance ont accru leur pouvoir en matière de sécurité. « Le barrage de Mbakaou qui alimente la centrale d’Edéa est sous protéger alors que deux vigiles armé de gourdin protège le site de la haute tension de Mardock »,

relate le chef d’agence Eneo Ngaoundéré.

À l’inverse de leur paire des services publics, les sociétés de télécommunication installées à Ngaoundéré brillent par leurs mesures de sécurité à la pointe de la technologie. A l’agence Orange située au centre ville un policier muni d’une arme à feu épaule les vigiles. Une caméra de surveillance installée aux abords et à l’intérieur de l’agence, pointe vers les visiteurs. Pour expliquer le fait qu’en dépit des demandes répétés des responsables des services publiques pour l’envoi des militaires afin d’assurer la sécurité sur ces installations hautement sensible, l’armé avance comme principale raison ses missions de renseignement de surveillance et de reconnaissance.

Adepte des belles paroles et habitué des réactions tardives, l’état-major régional invite à la fibre patriotique des citoyens.

« L’heure est au sursaut patriotique la sécurité du pays et des biens dépends d’abords des citoyens, qui dans leur posture contribue à la préservation des biens »,

fait savoir le commandant de la Légion de gendarmerie de l’Adamaoua. Un appel soutenu par le patron de la région.

« Désormais il faut intégrer la composante sécurité dans la gestion des établissement et services publics »,

a ordonné Kildadi Taguiéké Boukar gouverneur de l’Adamaoua. Gageons qu’il sera entendu une bonne fois pour toute.

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