batibo
Credit Photo : lemonde.fr
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Paul Atanga Nji, Ministre de l’Administration Territoriale camerounaise s’est rendu à Batibo, situé à quelques 20 kilomètres de Bamenda, arrondissement de la Mezam dans le Nord-Ouest, le 16 mars derniers. Localité devenu le trou noir des fonctionnaires de l’État.

Le nouveau patron de l’administration territoriale camerounaise ne s’y est pas trompé. En réservant sa première sortie officielle à la région du Nord Ouest haut lieu des agitations des séparatistes, et en particulier, la ville de Batibo terrain de chasse de la milice séparatiste, le fils du terroir veut prendre le problème à bras le corps. Il aura fort à faire au vue de l’accueil très froide qu’il a reçu. La population ne semble visiblement pas lui pardonné sa sortie médiatique sur les secousses que traverse la partie anglophone du Cameroun

«Il n’existe pas de problème anglophone»,

avait-il déclaré.

Fief imprenable du trépident député SDF de la Momo, Joseph Mbah-Ndam, Batibo défraie régulièrement la chronique. Entre attaque armée et kidnapping des fonctionnaires de la région, la ville est dans l’impasse depuis le début de l’année. Le 11 février dernier, 03 gendarmes ont été abattus et le sous préfet de ladite ville, enlevé. 03 jours plus tard le Délégué Régional des affairas sociales était kidnappé à son tour. Dans la nuit du 7 au 8 mars dernier un militaire a été tué et 03 élèves blessés. Le dernier fait d’arme des insurgés est le meurtre du commandant d’Ashong dans le dit arrondissement.

Quelques mois après le déclenchement de l’insurrection et le déploiement de l’armée qui a suivi, la situation reste tendu. Dans un arrondissement d’environ 44 000 âmes, les mesures décidées par le pouvoir de Yaoundé sont très impopulaires. Les patrouilles quotidiennes, les interdictions de circulation des moto-taxis et la brutalité dénoncée des gendarmes reçoivent la foudre des habitants.

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La nomination de Nji Atangana à la tête de l’administration territoriale camerounaise, considérée comme une réponse pour venir à bout de la spirale de la violence reste à démonter dans ses actions. Sa contribution peu probable dans la résolution efficace de la crise dite anglophone qui gangrène la santé du Cameroun est sujette à questionnement.

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