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Fidèle à sa nature fondée sur la discrétion et le secret, le président de la République du Cameroun vient de prendre de court les camerounais en annonçant l’élection du président de la République du Cameroun pour le début octobre de cette année.

Pour nombre d’observateurs de la scène politique camerounaise, la convocation du corps électoral à l’effet d’élire le président est un véritable secret d’État. En effet seul le président de la République peut convoquer le corps, ce qui fragilise le processus électoral et handicape par ricochet les autres partis politiques excepté le parti au pouvoir. Ce constat à lui seul peut expliquer la déroute quasi maladive des élections et le peu de crédit accordé aux échéances électorales camerounaises.

Le Chef de l’État vient de signer un décret qui convoque le corps électoral au dimanche 7 octobre 2018 à l’élection présidentielle. L’annonce de ce lundi consacre l’avènement et le début de la période pré-électorale. Elections Cameroon, l’organe chargé d’assurer la régularité du processus électoral notamment l’inscription des électeurs, la tenue du fichier électoral, les opérations de vote, le dépouillement et la proclamation des résultats provisoires, doit cesser les inscriptions sur les listes électorales conformément au code électoral.

Selon un observateur

“la maîtrise du cycle électoral par un seul parti fausse le jeux démocratique”,

car pour lui, les enjeux sont très important. L’absence de concertation entre les acteurs de la classe politique étant la carte de visite du régime Biya. Fort du contrôle de l’appareil d’État, le président Paul Biya et son parti sont garantis d’être réélus. Dans le cadre d’une élection à tour unique et face à une opposition divisée l’homme du 6 novembre est toujours vainqueur. Mais sa candidature n’est pas encore pronnoncée !

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La situation sécuritaire dans les régions anglophones restent tendue et à l’Extrême-Nord la situation n’est guerre reluissante. Le défi majeur sera donc organisationnel, avec une bonne partie du pays miné par la crise. Le code électoral camerounais, bête noire de l’opposition

“est comme une personne qui veut bâtir une maison mais il constate que le niveau de bricolage est scandaleux et qu’il faut tout refaire”,

note le politologue Guy parfait Songue. La connaissance du cycle électoral par tout le monde est la gage d’une démocratie participative, forme de partage et d’exercice du pouvoir fondé sur la participation des citoyens à la prise de décision.



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