Stèle de Jacques Opangault
Stèle de Jacques Opangault, au rond-point de la poste au centre-ville de Brazzaville . Crédit Photo : Wilguette EZNEZ
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Au nom de la République, le ministre d’Etat, en charge du commerce, de l’approvisionnement et de la consommation, a accompli le devoir de mémoire par ce geste très mémorable sur la stèle érigée en la mémoire de Jacques Opangault, au rond-point de la poste au centre-ville de Brazzaville.

Après le dépôt de la gerbe de fleurs, le ministre Claude Alphonse Nsilou a déclaré qu’« il s’agit d’un devoir de mémoire, puisque nous sommes une République indépendante ». Jacques Opangault, vice-président du Congo à l’époque coloniale, est à inscrire au registre des pères de l’indépendance de la République du Congo, proclamée le 15 août 1960. « Ces hommes ont lutté pour cette indépendance », pouvait ajouter le Ministre Nsilou

La statue de Jacques Opangault a été érigée en reconnaissance de la Nation congolaise pour le combat que cet homme a mené pour l’auto-détermination des congolais à disposer d’eux-mêmes.

« C’est un devoir de mémoire, parce que ce n’est pas pour rien que ces stèles ont été érigées »,
a renchéri à son tour Dieudonné Mouyongo, Ministre congolais de la Culture et des Arts.

Repères historiques sur Jacques Opangault

Né à Boundji, le 13 décembre 1907, Jacques Opangault fait des études dans une école missionnaire catholique puis devient clerc dans l’appareil judiciaire en 1938. Il entre en politique après la seconde guerre mondiale et devient le président fondateur du MSA (Mouvement socialiste africain) affilié à la SFIO (Section Française de l’Internationale Ouvrière).

En 1946 il est élu à l’Assemblée Territoriale mais échoua d’entrer à l’Assemblée Nationale française. En mai 1957 il est élu chef de gouvernement sous le titre de « vice-président du conseil gouvernemental ».

Le 28 novembre 1958, le jour de la proclamation de la République du Congo, lors d’une séance de l’assemblée territoriale, il est remplacé par l’Abbé Fulbert Youlou.

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Suite aux émeutes déclenchées par ses partisans, il est arrêté en février 1959 puis relâché en août 1959 et nommé, par la suite, ministre d’Etat dans le gouvernement de Fulbert Youlou en 1960.

Il devient vice-président en 1961 et ministre des travaux publics en 1962. Il est de nouveau arrêté en août 1963 après le départ de Fulbert Youlou. A cette étape de sa vie, il décida de rompre avec la politique, avant de mourir le 20 août 1978.



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