Crédit Photo : Patrick Bomba
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Tout comme leurs camarades camerounais, les réfugiés Centrafricains ont entamé les cours le jour de la rentrée scolaire sans grande peine dans les établissements primaires de Mandjou, encadrés par l’UNICEF et le HCR.

Tout semble laisser croire que les multiples campagnes de sensibilisations sur l’importance de l’éducation scolaire, réalisées par les organismes humanitaires auraient abouties à un changement de mentalité des parents réfugiés dans la Région de l’Est. Pour l’année scolaire 2018-2019, les Écoles Primaires publiques de la localité de Mandjo, située à environ 7 km de Bertoua, la capitale de la Région de l’Est, accueillent le plus grand nombre jamais enregistré d’enfants réfugiés Centrafricains. Tous ont débuté les classes le 03 Septembre dernier en même temps que les camarades et frères Camerounais.

Dans les écoles primaires publiques de Mandjou Groupe 1 A, Groupe 2 A et Groupe 2 B. Ce sont plus de 600 élèves réfugiés Centrafricains qui sont accueillis. La tâche ne s’annonce pas facile. Les enseignants auront fort à faire cette année et devront redoubler d’ardeur pour pouvoir encadrer ces réfugiés. Comme le témoigne Mme Kenang Ngouffo, enseignante :

« Ils n’ont pas tous le même niveau. Parmi ces refugiés, il y en a qui viennent avec leurs mentalités de la maison. Au niveau de l’école, nous essayons de les rééduquer ».

Mais ils peuvent compter sur la contribution des ONGs qui accompagnent l’action.

Les multiples efforts consentis non seulement par les pouvoirs publics mais aussi par le corps pour venir en aide à ces enfants victimes ne passent pas inaperçus.

« Nous remercions vraiment le Gouvernement Camerounais qui a construit autour de nous des nouveaux bâtiments pour assurer l’encadrement de nos enfants. Vous savez, c’est l’éducation de nos enfants qui nous tient à cœur. C’est le plus important et nous disons vraiment merci »,

confie Abdoul Rame, représentant des parents d’élèves. C’est donc réparti pour une autre année scolaire avec ces réfugiés Centrafricains.

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L’équipe administrative est bien consciente de l’ampleur des défis à relever cette année scolaire qui démarre. Comparativement aux années précédentes, l’effectif de ces élèves réfugiés a doublé.

« Actuellement nous avons enregistré plus d’une centaine de réfugiés. Sans oublier qu’il y en a même qui viennent juste s’assoir sans se faire enregistrer. Nous n’avons jamais connu une telle affluence. C’est vrai que nous craignons d’être débordés. Mais comme je le disais aux parents, nous allons tout faire pour les encadrer »,

explique Mme Jeanine Ndjodo, Directrice de l’École Publique de Mandjou Groupe 1 A. De quoi rassurer les parents conscients de cette surcharge d’effectif.

Sans attendre l’arrivée des retardataires, les enseignants ont débuté les cours le jour de la rentrée scolaire. Pendant ce temps, l’UNICEF et le Haut Commissariat pour les Réfugiés (HCR) s’attellent à fournir les actes de naissance aux nouveaux venus avec l’appui du Gouvernement Camerounais. Seulement, les parents camerounais s’interrogent sur l’impact de ce supplément d’effectifs sur la qualité des enseignements accordés à leurs enfants au vue des réalités des écoles dans l’arrière-pays. Une préoccupation à laquelle devrait s’attarder la haute hiérarchie des enseignements de Base avec l’appui des autorités locales par des mesures conséquentes.

Patrick Bomba



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