Abattoir Industriel de Ngaoundéré
Abattoir Industriel de Ngaoundéré. Crédit Photo : chateaunews.com
NEWSLETTER

Français     English

Share this

L’entrée en service de l’abattoir industriel annoncé par le gouvernement positionne la région château d’eau du Cameroun sur l’échiquier industriel du pays avec une seule grande attente des populations à savoir l’espoir d’accès à la viande à moindre coût.

250 bœufs abattus par jour, c’est la capacité de livraison de bovins par le nouveau géant de l’industrie alimentaire du Cameroun. Fruit de la coopération Espagnole, l’abattoir industriel de Ngaoundéré qui a coûté 5,9 milliards de F CFA est entré de plein fouet en exploitation.

« L’abattoir a commencé à mettre sur le marché ses premiers kilogrammes de viande bovine au niveau local et national. C’est une viande de bonne qualité mise à la disposition des populations locales et d’ailleurs »,

souligne Aliou Hayatou, Directeur de ladite infrastructure. Seulement la principale préoccupation des populations à l’égard de ce joyau industriel demeure hors des déclarations. Une situation de cherté qui contracte avec le potentiel bovin de la région du château d’eau.

Abattoir Industriel de Ngaoundéré
Abattoir Industriel de Ngaoundéré. Crédit Photo : chateaunews.com

TITRES / HEADLINES

Maintenance des installations

Situé dans l’arrondissement de Ngaoundéré Ier, à la périphérie Sud de la ville, le nouveau site du géant de l’exploitation de la filière bovine est devenu une escale préférée de tous les Ministres aux portes feuilles économiques.

« C’est un instrument du gouvernement qui rentre dans le cadre du programme d’urgence triennal, du volet élevage que l’Etat du Cameroun a bien voulu mettre à la disposition de la population de l’Adamaoua et du Cameroun. Il va falloir veiller à la maintenance de ses installations. C’est une mission que devra remplir l’équipe dirigeante »,

annonce Docteur Taïga.

Dire merci !

Du haut de sa posture du patron de l’élevage, le Ministre de l’Elevage, de la Pêche et de l’Industrie Animale a effectué un énième tour de propriété dans la région de l’Adamaoua du Cameroun. Friand de symbole au triomphe sans appel, le Ministre a mis en avant la consécration de l’avènement de l’élevage de seconde génération pour glisser dans le champ politique et invité la population à un retour d’assesseur.

« Il faut savoir dire merci au bon moment »,

martèle-t-il. Cette ixième visite dans le bastion de l’élevage du Cameroun marquée par une escale à la station zootechnique de Wakwa est estampillée sur fond de campagne électorale à l’endroit des potentiels électeurs.

Juste Prix

Zone par excellence pastorale, la région de l’Adamaoua continue d’entretenir un curieux paradoxe. Faut-il le souligner, le potentiel bovin ne participe pas suffisamment à l’économie des communes qui peine a collecter les taxes sur les cheptels auprès des éleveurs. Aussi, le prix du kilogramme de la viande est plus cher que celui pratiqué dans les régions voisines du Nord et de l’Extrême-Nord.

« Un kilogramme de viande coûte 2 200 Francs à Ngaoundéré, alors que dans les deux régions voisines, la même quantité s’achète à moins quatre cent, soit 1 800 FCFA. En quoi nous est profitable la présence des nombreux bœufs dans la région avec les conséquences considérables sur l’environnement et l’agriculture fortement déplorées ? »,

s’offusque un consommateur. Pour les habitants de cette contrée, l’avènement de cette infrastructure est un motif pour une baisse du prix. L’abattoir va-t-il y remédier ? Il y a de quoi être versé dans le pessimisme,

« La population doit s’attendre à payer la viande à son juste prix »,

justifie un responsable. La baisse du prix de la viande n’est donc pas à l’ordre du jour.

2 millions de tête

Avec un cheptel bovin estimé à plus de 2 millions de tête, l’Adamaoua est de loin le premier producteur d’élevage bovin. Pour éviter le spectre de la contagion aux effets nécessairement limités de certains échecs des complexes agroalimentaires, des gardes fous sont prévus pour éviter la déflagration. Placé sous la direction de la Société de Développement des Productions Animales (SODEPA), l’abattoir industriel de N’Gaoundéré marque une étape importante dans l’industrialisation du château d’eau du Cameroun.

Share this

Réactions

Veuillez saisir votre contribution !
Veuillez saisir votre nom ici

7 + = 15