Médicaments brûlés
Médicaments brûlés. Crédit photo : Patrick Bomba
NEWSLETTER

Français     English

Share this

L’exploit réalisé par les services de la douane de l’Est vise à lutter contre la contrebande et la prolifération des médicaments de la rue.

Plus de 3 tonnes de produits estimé à 35 millions de francs, tel est la cargaison de produits saisis et brûlés ce 18 septembre 2018 à la décharge publique de Bertoua. La saisie de cet important stock est à l’actif du service des douanes de la région de l’Est.

« La production, le stockage et la consommation des produits sont réglementés. Nous savons tous que les médicaments doivent être manipulés par des professionnels de la Santé. C’est pourquoi la douane fait ce travail de contrôle en tant qu’instrument de protection sociale. Ceci en assistance aux autres administrations, notamment les services de santé »,

confie Kengfoua Vincent, chef secteur des douanes de l’Est. Ainsi donc, au cours des récentes missions de contrôle exécutées dans la région de l’Est, précisément dans les villes de Kentzou (Département de la Kadey), Garoua-Boulaï et Bertoua (Département du Lom et djerem), le service des douanes de la région a mis hors d’état de nuire cet important stock de produit issu de la contrebande.

Médicaments saisis
Médicaments saisis. Crédit photo : Patrick Bomba

Il s’agit des médicaments contrefaits, cigarettes de contrebande, whiskies frelatés, moustiquaires non imprégnés, emballages plastiques non biodégradables, 10 kg de chanvre indien, mais surtout 81 000 comprimés de tramadol (drogue et excitant vulgairement appelé tramol et très sollicités par les jeunes). C’est dans les agences de voyage que la plupart de ces produits ont été saisis. Les propriétaires absents au moment de la saisie ont refusé de se présenter.

La saisie de 10 kg de chanvre indien quand a elle, est le fruit des éléments de l’Equipe Spéciale D’intervention Rapide (ESIR) de Bertoua lors de leurs différentes patrouilles.

« Lorsqu’on consomme des médicaments impropres à la consommation, l’on risque plusieurs choses. Premièrement la maladie pour laquelle le produit est supposé apporter des solutions ne sera pas guérit. Deuxièmement il y aura des complications qui peuvent être de type hépatites ou rénales fatales à la vie. Cette action est saluée aujourd’hui parce qu’elle entre en droite ligne avec la volonté du chef de l’Etat de donner des soins de santé de qualité aux populations »,

explique le Dr MABOULI Floribert, administrateur du fond régional pour la promotion de la santé à l’Est. Pour assurer leur destruction totale, ces produits malsains ont été incinérés en présence des administrateurs territoriaux et délégués régionaux en service dans la ville de Bertoua.

Lire aussi / Also read
Hôpital Régional de Ngaoundéré : Un Service de Médecine rénové pour la santé des populations

Patrick B. Bomba

Share this

Réactions

Veuillez saisir votre contribution !
Veuillez saisir votre nom ici

14 − = 6