cameroun
NEWSLETTER

Français     English

Share this

La Journée International de la Paix, a servi de prétexte d’une analyse profonde des contours de la paix sous l’initiative de l’Association des Femmes et Filles de l’Adamaoua qui appelle à une mobilisation communautaire pour maintenir le bon climat de vivre ensemble jadis caractéristique du Cameroun dans l’Adamaoua.

Rien n’est plus important que la paix ! L’on peut à priori être soulagé d’en connaître les vertues dans la région du Château d’eau. L’organisation de la Société Civile AFFADA (Association Femmes et Filles de l’Adamaoua) a eu l’exploit de mettre sur la même longueur d’onde, leaders politiques, ministres des cultes et autorités traditionnelles. Ils ont à l’unanimité réitéré de faire, front commun pour la paix. Même le très sulfureux secrétaire général du MRC (Mouvement pour la Renaissance du Cameroun) a suivi le mouvement.

« Nous avons toujours privilégié l’approche pacifique, il faut un cessez le feu »,

s’est exalté Maître Kassia, sans doute pour se départir du costume de pyromane.

TITRES / HEADLINES

L’Adamaoua est-elle en paix ?

Célébré tous les 21 Septembre, la Journée Internationale de la Paix a été instituée par l’Organisation des Nations Unis en 1981. Au Cameroun, elle est commémorée dans un contexte lourd d’incertitude. Si la zone anglophone cristallise toutes les attentions des états-majors, la région de l’Adamaoua ne se porte guère mieux. Entre Octobre et Septembre plus de 10 personnes dont la plus part des éleveurs ont été assassinées par les bandes armées qui sévissent dans les zones rurale de cette partie du pays. Dans l’arrondissement de Belel, théâtre des opérations de la horde criminelle, les écoles restent fermées la plus part du temps. D’ici là, les difficultés économiques se seront greffées à la crise sécuritaire.

Lire aussi / Also read
Fautes de soins, une femme enceinte décède à l'hôpital de District de Kaélé

L’injustice sociale au cœur du problème

En clair, il s’agit de retirer les obstacles sur la route de la paix. Dans un discours au ton et substance pédagogique, imprégné des citations d’irenologie, la présidente de l’association, Mme Baba Hamadou, déclare :

« La raison de la tenue de cette commémoration est de mobiliser les hommes politiques, les ministres de culte pour qu’ensemble ils nous rassurent à préserver et à promouvoir la paix »,

« C’est l’injustice sociale, la mauvaise gouvernance, la corruption, qui constituent le terrain de ce mal. Il est vain de croire venir à bout de ce phénomène si l’on ne prend pas conscience cette réalité afin d’y remédier »,

déclare un imam ayant pris part aux échanges.

Retour à la paix, mode d’emploi

Il faut sauver la paix, la formule est reprise par l’ensemble des participants.

« Nous sommes rassuré par cette action de l’AFFADA surtout en cette période électorale, de sensibiliser toutes les communautés locales pour que la paix revienne de manière totale dans notre région »,

confie Kildadi Taguiéké Boukar, Gouverneur de la région de l’Adamaoua. Construire la paix se révèle une quête commune nécessitant l’engagement de tous.

« Nous sommes tous responsable et solidaire et pour retrouver la paix nous devons montrer de la fraternité, l’amour du prochain, la justice sociale, le respect de la dignité de l’adversaire, le langage de la vérité et la miséricorde. Ainsi nous trouverons la paix »,

confesse un prélat.

Entre confesseur et pyromane

Tous sont arrivés avec des propositions bien ficelées sur la question de la paix et du vivre ensemble.

« Il faut un pacte républicain, c’est la seule solution pour sortir le Cameroun de l’ornière »,

lance un homme politique. L’enjeu est suffisamment important pour que même les opposants les plus radicaux arborent l’habit du confesseur de peur d’être taxé de pyromane.

« Le combat contre ce mal ne peut se résumer au renforcement des mesures de défense et de sécurité. Ceux qui détiennent le pouvoir doivent s’interroger sur ce qui motive ces entrepreneurs du mal et tenter d’y porter remède »,

propose le représentant de l’Union Nationale pour la Démocratie et le Progrès (UNDP).

Lire aussi / Also read
L'alimentation moderne serait-elle pro-cancérigène ?

L’enjeu est suffisamment important pour que, l’Association des Femmes et Filles de l’Adamaoua parviennent à obtenir la participation effective des principaux leaders politiques. Stimuler l’imagination et susciter l’adhésion de tous pour sonner la fin de cette crise qui n’a que trop durée. Si les mots et les phrases ont dans cette crise qui secoue le Cameroun une importance capitale, le fond donne comme un parfum d’espoir.

Share this

Réactions

Veuillez saisir votre contribution !
Veuillez saisir votre nom ici

71 + = 76