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Paul Biya. Credit photo : paulbiya2018.cm
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Pour la première fois depuis qu’il est au pouvoir, Paul Biya fait face à une mobilisation inédite pour la course à Étoudi. Cette fois, rien ne semble être acquis.

banderole à Maroua

Le 29 septembre dernier, alors qu’il entamait son premier giga meeting de campagne à Maroua, Paul Biya a reçu un accueil des plus glacials chez la fille aînée des régions de l’ère Biya. Une banderole sur laquelle on peut lire « nous ne sommes pas des moutons » a été immortalisé par les caméras de télévision et largement diffusée dans les réseaux sociaux. A chacun son interprétation. Ce scénario jugé humiliant pour le président candidat, celui-ci a du écourter son séjour et quitter à la hâte la ville le même jour sans se sacrifier au rituel d’audience aux forces vives de la région.

Popularité en baisse

Indéniablement, l’image du candidat de la force de l’expérience, est écornée et sa côte de popularité n’a jamais été aussi basse. Il faut remonter à la fin du siècle dernier pour trouver trace d’une telle dégringolade. Signe des temps, il semble que les camerounais croient plus que jamais voir l’heure de la chute du renouveau approchée.

« Les camerounais brûlent d’impatience d’éjecter Paul Biya du fauteuil présidentiel qu’il occupe depuis 36 ans. Son régime est au bout de souffle et sous pressions, ses soutiens populaires ont fondu »,

décrypte un observateur de la place.

Faible mobilisation

Pour ne rien arranger, même ses lieutenants et ses laudateurs au niveau local peinent à sortir la tête de l’eau. À Bamenda, le premier Ministre et ses hommes de mains ont été boudés par la population. A N’Gaoundéré, le quartier Rep Yanga a été le théâtre d’une scène de désamour entre le député Ali Bachir venu battre campagne et les habitants du dit quartier. Il a été raccompagné par la foule hurlant hors du quartier, les habitants lui rappelant que son propre suppléant désire les déguerpir de leur foyer. Et pourtant… ! L’étau se resserre donc de toute part et le navire Biya semble prendre de l’eau de partout.

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Les jeunes loups aux dents longues

Cette fois, comme jamais au paravent on assiste à un bouleversement de la scène politique camerounaise. Maurice Kamto, Cabral Libii Junior et autres, Joshua Osih et Akéré Muna représente la force menaçante pour le RDPC. Ils continuent de faire la misère à celui qui incarne la pensée « de la sauvegarde du pouvoir à tout prix ». Grâce à leur capacité à rassembler les masses à chacun de leur meeting et l’utilisation optimale des réseaux sociaux qui représentent la nouvelle composante de cette myriade. Une nouvelle forme de l’opposition a vu le jour, peut être plus terrifiante que ne l’a jamais été John Fru Ndi ou Bello Bouba.

Même son village est divisé

Considéré comme un bastion imprenable, la région du Sud a cédé à la sirène du changement. Akéré Muna à Sangmélima et Cabral Libi à Kribi ont défié le candidat Paul Biya dans sa propre citadelle en réussissant l’exploit de mobiliser plusieurs milliers de partisans. Est-ce à dire que même son propre village a fini par l’abandonné ?.

« Les camerounais en ont marre. Ils ont sifflet la fin de la récréation »,

lance le candidat du parti UNIVERS.

Observateur d’un jour

En raison du déclin de popularité de Paul Biya, celui-ci, est dans une pression énorme, pourrait redouter un lendemain incertain. Pour cette fois, rien ne semble être gagné d’avance. Surtout avec le projet de « l’observateur d’un jour » initié par Guibai Gatama, Directeur de Publication du journal Œil du Sahel. Le lendemain du 7 octobre 2018 définira qui dirigera définitivement le bateau Cameorunais pour le septennat à venir. Mais, dit-on souvent, un lion ne dort jamais !

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