Jamal Ahmad Kashoggi
Jamal Ahmad Kashoggi. Credit photo : T.Magazine
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Le 2 octobre à 13h 14min, une caméra de surveillance filme Jamal Kashoggi entrain d’entrer dans l’enceinte du consulat d’Arabie Saoudite d’Istanbul. Il n’a plus jamais donné signe de vie.

Le journaliste déchu Saoudien s’est rendu dans la mission diplomatique de son pays d’origine pour obtenir un document saoudien certifiant qu’il n’était pas déjà marié afin d’organiser son futur mariage avec sa fiancé Turque Hatice Cengiz. L’ancien rédacteur en chef du quotidien Al Watan, 59 ans s’est exilé aux Etats-Unis d’Amérique en 2017, et est devenu un critique du prince héritier Mohamed Bin Salman et de son Jihad meurtrier au Yémen.

Si dans un premier temps, Riyad a opposé un démenti formel pour toute implication dans la disparition du chroniqueur de Washington Post, en réponse aux accusations proférées par Ankara, Mohamed Bin Salman a fini par admettre l’assassinat du journaliste politique au sein de sa mission diplomatique.

« Le journaliste Kashoggi serait victime de tueurs “électrons libres”, voyous n’obéissant pas au pouvoir saoudien »,

a confié le président américain Donald Trump après un entretien avec le prince héritier. C’est un groupe de tueurs qui n’a rien à voir avec la famille Royale Saoudienne qui a fait irruption dans l’ambassade et a tué le journaliste dissident suite à une séance de torture qui se serait mal passée, dixit l’allié de toujours.

En maniaque de double discours dont lui seul détient le secret, le président Donald Trump a d’abord affirmé que l’Arabie Saoudite serait derrière le meurtre de Jamal Kashoggi, la menaçant même de « châtiment sévère » avant de faire volt face et accuser d’éléments incontrôlés n’obéissant pas au pouvoir Saoudien. Ce volt face de la maison blanche survient suite à la riposte musclée de la Cour Royale qui a promis de représailles en cas des sanctions prise en son encontre. Le journaliste déchu Saoudien qui signait régulièrement des chroniques dans le très sérieux Washington Post en fustigeant la politique belliqueuse du prince dans l’invasion du Yémen, serait mort par accident tente-t-on de faire croire.

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Dans une monarchie absolue qui réprime systématiquement toute réflexion et n’admet pas le pluralisme des opinions, interdisant toute critique, que la société toute entière doit se plier de gré ou de force à sa volonté, les allures de liberté de Jamal Ahmad Kashoggi ne pouvait être tolérées, c’est un crime contre « les gardiens des deux lieux saints de l’islam ». L’Arabie Saoudite gardienne des lieux saints de l’islam dotés de puissants moyens financiers était par vocation une puissance médiatrice et de rassemblement attachée à son alliance avec l’occident en général et les Etats-Unis d’Amérique en premier. Le meurtre de Kashoggi va contribuer à ternir l’image de l’Arabie Saoudite déjà endommagé par l’invasion injuste, meurtrière et génocidaire au Yémen.



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