Conseil Constitutionnel, Cameroun
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La suite de l’affaire présidentielle 2018 se poursuit au Palais des Congés de Yaoundé. Depuis trois jour les débats cristallisent l’attention des camerounais qui n’en attendaient pas mieux pour en savoir plus sur les éventuelles imperfections du scrutin.

Il faut dire que depuis le 13 octobre dernier des données attribuées aux résultats de la commission de recensement général de vote circulent sur les réseaux. Ces informations présente le classement des candidats avec les scores qu’il ne conviendrait pas pour la rédaction de chateaunews.com de commenter.

L’affaire est sérieuse et ne saurait passer inaperçue auprès de l’opinion dont l’attention est rivée sur les récepteurs à longueur de journées sans pour autant ne pas susciter la curiosité de quelques observateurs.

« Depuis 25 ans que je suis le processus électoral au Cameroun, je n’ai jamais vécu un tel phénomène. Voir des jeunes agglutinés autour des écrans TV pour suivre une diffusion à caractère politique comme on dirait un match de champions league, c’est tout simplement incroyable ! »,

réagit Mbianga juriste. Notons que les attentions des citoyens sont désormais rivés vers le Palais des Congrès pour suivre le dénouement de cette plaidoirie spéciale qui dépasse tout entendement.

Accusations et désapprobations

L’objectif visée de ce procès du scrutin en mondio vision loin de faire le buzz est avant tout une question de transparence affichée par le législateur pour crédibiliser le processus. Occasion en or pour l’opposition de relever les incohérences et imperfections observées sur le terrain. Plus de 18 recours et autant d’éléments brandis pour relever la fraude, la tricherie et la manipulation politique de certains acteurs soit disant observés sur le terrain. De quoi faire sortir de sa réserve les présumés coupables sur le banc des accusés notamment EleCam, le MINAT et le régime Biya. Les conseils se succèdent devant le collège attentif aux moindres arguments avancés. Un jeu de résistance auquel chacun exploite la moindre faille pour en dégager un avantage.

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Irrecevable

Le long combat juridique qui ne lasse pourtant personne aura rendu populaire des termes spécifiques. Dans ce registre, le terme qui sera le plus revenu de ces journées de palabre sera “irrecevable” qui caractérise de manière systématique la réponse aux requêtes de l’opposition. A ce jeu le candidat Maurice Kamto tire le plus de penalty sans en avoir encore marqué un seul. Néanmoins sa ténacité avec l’effectif d’avocat chevronnés qui l’entourent fait effet. Le juriste international en fait le procès de tout un système dont il n’a pas manqué de décrier les fibres partisanes dans toutes les instances, impliquées dans le processus.

Les États-Unis s’en mêlent

Dans sa déclaration de presse, Heather Nauert, porte-parole du Département Washington DC, le 11 octobre 2018 réaffirme la neutralité des États-Unis en ce qui concerne le Droit des Camerounais de choisir leur chef et appellent au calme et à la conclusion prudente et non partisane des phases restantes du processus de tabulation des votes. Par ailleurs, il préconise plus de transparence :

« Nous encourageons Élections Cameroun (ELECAM) et le Conseil Constitutionnel à publier site par site de sondage les résultats afin d’améliorer la transparence et la confiance des citoyens dans les résultats. Tout litige doit être résolu pacifiquement et par les voies légales établies. ».

Cette énième sortie des USA révèle l’attention accordée au dénouement pacifique de cette élection cruciale pour l’avenir du Cameroun.

En attendant le verdict qui ne saurait plus trop tarder, les populations écoutent et commentent les débats du Conseil Conditionnel pour étayer les idées autour du scrutin. Pendant ce temps, les acteurs s’activent à défendre les causes à tors ou à raison, nous ne pouvons l’affirmer ici avec certitude.

La date butoir du 21 octobre avait été avancée pour la proclamation des résultats. La prestation de serment devant suivre au plus tard 15 jours après l’annonce des résultats. Entre temps, les vérités seront dites à la clôture ce cette première session historique du Conseil Constitutionnel qui aura la lourde charge de trancher.

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