tribunal Ngaoundéré
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Incarcéré à la prison centrale de Ngaoundéré depuis le 8 février 2018, Joseph Wirtafka comparait devant le Tribunal Militaire de Ngaoundéré pour répondre des chefs d’accusation qui pèsent contre lui.

Conduit par Farouk Ousmanou, Commissaire du Gouvernement, l’accusation a présenté des preuves accablantes qui ne plaident pas en faveur du prévenu. Joseph Kidungri risque la peine de mort, alors qu’il ne cesse de clamer son innocence.

Si l’accusé admet être en possession d’une Carte d’Identité Nigériane qu’il s’est fait établir afin de trouver facilement un travail, il se défend bec et ongles d’être à l’origine des autres éléments de preuves retrouvés sur lui, car provenant des réseaux sociaux. En spécialiste d’informatique, il tente de démontrer combien il est facile de se retrouver mêler à Whatsapp ou Facebook sans être auteur pour confirmer sa théorie qui veut qu’il ne soit pas auteur des documents de propagande sécessionniste retrouvés sur ses différents compte.

Kidungri Wirtafka Joseph
Kidungri Wirtafka Joseph. Crédit photo : chateaunews.com

Alors qu’il se rendait à Kumbo pour hériter de son père qui venait de rendre l’âme, le nommé Kidungri Wirtafka Joseph est interpellé par les éléments de poste frontalier de Sonkolon près de Bankim dans le Département du Mayo Banyo. Détenteur de deux pièces d’indentés, l’une Camerounaise et l’autre Nigériane, c’est surtout la découverte sur le suspect des documents de propagande sécessionniste qui alertera les agents de police.

Placé en garde à vue au poste frontalier, il tente de s’évader avant d’être rattrapé et immédiatement conduit à Ngaoundéré, puis à Yaoundé pour exploitation avant d’être déféré à la prison centrale de Ngaoundéré. Au moment de son arrestation le prévenu était en possession de multiples documents de déstabilisation. Une clé USB contenant de message de propagande terroriste, des photos de l’Assemblée Nationale qui avait pris feu, des enregistrement audio, des films de résistance et surtout des messages sécessionnistes sur son compte Whatsapp et dans son laptop dont le 5ème conclave de l’Ambazonia

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Confronté aux faits qui lui sont reprochés, il clame son innocence

« la première fois que j’entends le mot terrorisme c’est à Banyo, de la bouche d’un enquêteur. Je n’ai rien à voir avec les documents retrouvés sur mon téléphone et mon ordinateur, n’importe qui peut les placer là »,

se défend-t-il. Sans doute pour obtenir la clémence du collège des juges présidé par le Magistrat Didier Sipa.

« Je suis un militant du RDPC »,

tante-t-il de faire entendre désespérément avant d’être rappelé à l’ordre par le magistrat insensible à son amour pour le parti présidentiel.

D’après la nouvelle loi portant répression des actes de terrorisme, Kidungri Joseph risque 25 ans de prison pour le fait d’apologie du terrorisme. Le code pénale camerounais punit la non dénonciation d’une peine d’emprisonnement allant de 1 à 5 ans, alors que la sécession est punit de prison à vie en temps de paix et la peine de mort en temps de guerre.

Le Ministère public ayant ajouté une nouvelle accusation d’immigration irrégulière et le prévenu ayant été déchu de sa nationalité, alors sera-t-il jugé en tant que citoyen camerounais où nigérian ?



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