Ben Halima Abdrraouf
Ben Halima Abdrraouf. Crédit photo : i.ytimg.com
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La ville de Ngaoundéré continue de dérouler le tapis rouge à des prédicateurs musulmans de renommé. Après la venue du célèbre prêcheur congolais Abdoul Madjid, c’est au tour du franco tunisien Ben Halima de poser ses valises dans l’entrée de la citadelle de Ardo Ndjobdi.

Né en 1967 à Tunis, d’une mère américaine et d’un père Tunisien, cet ingénieur en statistique et économie est plus connu comme grand praticien de la Roqya (traitement de la sorcellerie, djinns et mauvais œil par le coran et la médecine prophétique). Au menu de son séjour, consultation, formation et prêche dans les mosquées.

Vous êtes à Ngaoundéré pour une campagne de traitement de la Roqya, de quoi s’agit-il ?

La Roqya, c’est soigner les maladies mystiques de sorcellerie, des djinns et de mauvais œil avec le coran et les enseignements du prophète Muhammad (paix et bénédiction de Dieu sur lui). Depuis 2005, je passe la plus part de mon temps dans les campagnes pour soigner les gens, pour former les gens dans des centres de Roqya. Nous avons à ce jour des centres dans 39 pays, c’est ma deuxième fois de venir au Cameroun. J’étais venu en 2009 ici à Ngaoundéré. Depuis nous avons formé des gens et ouvert une douzaine de centres. Ces élèves que nous avons formés, vont continuer les efforts d’une vingtaine de centre dans tous le Cameroun.

Mais j’essaye de retourner dans tous ces centres pour les encourager à continuer ce travail. Les gens qui sont atteints de sorcellerie, de djinns, de mauvais œil, ça se présente en 4 symptômes :

  1. Blocage dans la vie (travail, mariage, enfantement, étude, commerce…) ;
  2. Etats de santé anormaux (maux de tête, de ventre, douleur dans le corps, maladies non solutionnées par la médecine moderne) ;
  3. Etats mentaux anormaux (colère, dépression, peur, folie…) ;
  4. Cauchemars (rêves de serpents, de chiens, de mort, de l’eau, de poursuites, de bagarre, de chutes, de monter, maris et femmes de nuit…).
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On soigne les gens avec le coran et on forme aussi. La formation est gratuite. Notre travail est transparent, il n’y a pas de secret. On traite aussi les problèmes mystiques publics c’est-à-dire quand il y a trop de djinns et de sorcellerie quelque part ça va envahir la vie des humains. Il y a des écoles où les filles tombent par dizaine, des accidents mortels, des marchés qui brûlent, des zones qu’on ne peut pas exploiter. Des projets de l’État bloqués parce que les machines se cassent. On est allé sur les lieux pour enlever les djinns et les convertir et laisser la route aux humains. On traite aussi bien les musulmans que les non musulmans.

Comment êtes-vous accueilli par le Lamido ?

Le Lamido a très bien compris notre but, que nous sommes là pour aider la population. Il nous a ouvert les portes de toutes les mosquées pour qu’on puisse prêcher, il nous assiste dans ce dont on a besoin. Par la grâce d’Allah, le centre que nous avons laissé ici depuis 2009, il nous a reçu, il est entrain de soutenir l’équipe, nous somme très satisfait de sa coopération.

Quelle est la suite du programme ?

Le programme est que les consultations et la formation se fasse toute la journée de 8h à 18h. Je vais passer le maximum de temps dans les prêches, dans les formations. Je suis avec une équipe de différente nationalité et qui font le travail avec moi.



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