Campost, bureau de Ngaoundéré
Campost, bureau de Ngaoundéré. Crédit photo : chateaunews.com
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Face à l’échec des pour-parler lors des réunions de concertation tripartite, le personnel de la Campost fait entendre son ras-le-bol. A Ngaoundéré, l’appel à la grève lancé ce lundi par la section syndicale de l’entreprise a été largement suivi.

Le personnel employé de la société Campost a envahi le perron de la délégation régionale pour l’Adamaoua ce lundi 26 novembre 2018 pour répondre à l’appel du mot d’ordre de grève annoncé par la section syndicale de la société étatique.

Vêtue de la ténue de l’entreprise, la dizaine de gréviste s’est érigée à l’entrée du bâtiment. Pour assurer la sécurité des lieux, deux policiers et deux gendarmes sont postés. Pour se faire entendre, les grévistes ont inscris sur les pancartes pêle-mêle « Kaldadak Pierre Must Go », « le personnel réclame les sommes gelés pendant dix mois » ou encore « Paul Biya au secours, la Campost en détresse ».

Banaliser par des multiples réunions de concertation tripartite depuis plusieurs mois, les revendications du personnel de la Campost se cantonnent autour d’une meilleure condition de travail et d’un bien être.

« Nos revendications, -figurent dans une lettre adressée au Premier Ministre-. En gros, il s’agit du paiement de salaire mensuel dans les délais, du paiement des sommes gelées issues du protocole d’accord du 30/06/17, de la recapitalisation de la Campost, du paiement des GAP relatifs à la non application de la convention collective des Banques »,

confit Thiery Baywé, délégué syndical.

Alors que les réunions tripartites successives du 17 avril, du 30 juin et du 7 août dernier ont permis de suspendre plusieurs fois le mot d’ordre de grève, le choix du moment n’est pas anodin.

« C’est une grève illimitée. Nous avons choisi cette période des concours en connaissance de causes pour accentuer la pression sur le gouvernement. Nous savons les répercussions que cela va engendrer sur ces usagers mais nous allons assurer le service minimum »,

rassure Thiery Baywé. Pour l’heure, les dirigeants continuent de faire la sourde oreille et préfèrent regarder ailleurs en comptant comme d’habitude sur l’essoufflement de la mobilisation.

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