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Afin de mettre un terme aux exactions des groupes séparatistes anglophones et des terroristes de Boko Haram, le Cameroun lance un programme de retour réintégration des différents belligérants qui sévices à travers le pays.

Alors que les camerounais sont sous le choc du retrait par la Confédération Africaine de Football de l’organisation de la prochaine CAN 2019, le président Paul Biya fidèle à sa politique d’évitement cherche à noyer la nouvelle en créant le Comité de désarmement, démobilisation et réintégrations des ex- combattants des principaux groupes armés. Le gouvernement espère enrôler les repentis des groupes terroristes et les ex-combattants en leur offrant une réinsertion sociale.

Placée sous l’autorité du Premier Ministre, dont le siège est fixé à Yaoundé avec des centres régionaux à Buea et Mora, le Comité nationale de désarmement, de démobilisation et la réintégration des ex-combattants de Boko Haram et des groupes armés du Nord-Ouest et du Sud-Ouest vise à résoudre le problème de la violence armée. Couramment utilisé par de nombreux pays ayant connus des conflits armés, ce modèle consiste au désengagement des groupes extrémistes, à désarmer les membres des groupes armés et à leur réinsertion dans la vie civile.

Cette main tendue de Paul Biya en vers des combattants qui sèment la terreur dans la zone anglophone et à l’extrême Nord du pays traduit la volonté du chef de l’Etat exprimé lors de sa dernière prestation du serment :

« Je leur lance un appel à déposer les armes et à retrouver le droit chemin. J’en appelle particulièrement aux jeunes qui se sont laissés entrainer dans cette aventure sans lendemain »,

avait-il annoncé. Cette décision unilatérale du pouvoir de Yaoundé sera-t-elle entendue par les belligérants ?



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