Joseph Kabila
Crédit photo : rfi.fr
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C’est aux environs de dix-neuf heures, heure locale, que, réunis dans notre Press Room dans le 21ème de l’Hôtel Kempinsky Fleuve sur le Congo, devant un parterre de journalistes locaux et internationaux, nous avons lu notre « Déclaration Préliminaire de la mission d’observation électorale du Conseil Africain pour la Démocratie – CAD».

La lecture a été faite par Son Excellence Seydou Bouda, de la République du Burkina-Faso, notre porte-parole. Il faut le rappeler, nous avons eu cette opportunité de passer en direct sur la chaine panafricaine Afrique Media TV et sur la chaine nationale, RTNC. Au demeurant, l’histoire en dira encore plus.

Pour une fois, en Afrique, un pays dans le cœur de la civilisation barbare de Léopold II (et de ses héritiers), dictateur et sanguinaire belge, avec près de 4 millions de congolais abattus comme des bêtes de somme, a pu organiser des élections libres, fiables, transparentes sans aides empoisonnées et conditionnées et sans le machin qu’on appelle ‘Monusco’.

Une gifle significative aux donneurs de leçons qui savent toujours fouiner dans les affaires des autres sans y être invités et sans qu’on ne s’intéressât à ce qu’ils organisent chez eux.
Le Congo de Kabila donne une leçon de souveraineté, une leçon déjà bien enclenchée par Pierre Kurunziza du Burundi. Du chemin reste à parcourir. Le Congo revient de loin, mais étonne par sa démocratie jeune. De cette démocratie j’ai retenu des leçons significatives :

A- Ma grande surprise

  • Tous les congolais sans exception s’intéressent à la politique et participent ardemment dans le jeu démocratique. J’ai vécu avec un extrême étonnement, l’implication massive de la jeunesse dans l’environnement politique au Congo. Ils sont des acteurs actifs et non un simple bétail électoraliste. Ils l’ont été avant, pendant et le jour des scrutins au cœur du processus électoral avec une maturité jamais égalée dans la CEEAC-Communauté économique des États de l’Afrique Centrale.
  • Vous ne le saviez pas ! mais je vous l’apprends. les policiers et les militaires en République démocratique du Congo ne votent pas et sont apolitiques. Les uns assurent la sécurité des personnes et des biens, les autres se chargent de la surveillance et de la défense du territoire. Le jour du vote, je les ai observés dans plus de 4 communes de la ville de Kinshasa, j’ai scruté leurs mouvements, même un seul mauvais geste ni de causeries suspectes avec les électeurs. Ils assuraient juste l’ordre et organisaient parfois, sous la demande des agents électoraux, les files d’attente. Eh oui, il y en avait vraiment.
  • Les médias officiels ont donné un temps de parole à parité égale à tous les candidats. Par ailleurs, la plupart des médias privés appartiennent à des candidats de l’opposition.
  • Les affiches des candidats, indépendants, majorité présidentielle et opposition, sont placées dans les rues, les QG des différents candidats, des quartiers, des carrefours de façon disproportionnée mais à la faveur d’un candidat selon que celui-ci soit populaire à une localité qui lui est favorable ou acquise. Il n’a par contre été relevé nulle part la domination des affiches d’un candidat par rapport à son/ses adversaire/s dans une commune quelconque que nous avons visitée.
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B- Coup de pied dans les fesses de l’Union Européenne, ONU-MONUSCO

Pourquoi Kabila et son gouvernement sortant sont-ils attaqués de toutes parts par la soi-disant Union européenne et la Monusco ? Chaque fois lorsqu’on tend vers les périodes électorales en RDC, c’est le moment idéal pour les comploteurs de ces organismes soi-disant internationaux de monter leur coup. Ils grossissent le budget pour, selon eux, accompagner le processus électoral en RDC. Ils avancent des chiffres mirobolants que l’ONU valide et puis dans leur mafia, ils se les repartagent et imposent des miettes et des contreparties au gouvernement congolais.

Avec 17 ans passé au pouvoir, le Président et jeune stratège Joseph Kabila les a tendus un gros piège et ils sont tous tombés. A moins de quelques mois des élections, il annonce la RUPTURE – ‘Je ne me représente plus comme CANDIDAT et je ne veux AUCUNE AIDE quelle qu’elle soit’, dans le processus électoral global congolais. Quel coup de pied aux fesses !

Nos faux amis UE et ONU-MONUSCO avaient déjà pris des dispositions pour proposer près de 10 milliards de dollars au Congo en compensation de leur assistance dans le processus électoral.

Kabila refuse et avec son gouvernement et le parlement national, ils mettent sur la table 1,3 milliards de dollars pour encadrer le processus électoral du début jusqu’aux élections du 30 décembre 2018 déclenchant sauvagement l’ire du diplomate (expulsé) de l’UE en RDC. Vous l’avez noté, ils ont d’abord sorti JP MBEMBA de sa prison de la Haye, puis ont créé un monstre de l’opposition à Genève et comme si cela ne suffisait pas, ils ont pondu des sanctions improductives contre des personnalités dans le gouvernement et autour du président sortant, le stratège Joseph Kabila.

Pour rappel, le Président de la CENI-RDC Corneille Nanga a, jusqu’à cette date dépensé, UNIQUEMENT et SIMPLEMENT 850 millions de dollars. Je dis bien, 850 millions de dollars. Il a réalisé une économie de 450.000.000 de dollars sur le montant du budget qui a été accordé par l’État congolais.

L’UE et l’ONU-Monusco n’ont que leurs yeux pour pleurer avec leurs médias, je voulais dire, leurs médias aux ordres. Aie ! Ça choque !!! Ce petit est devenu têtu heiiiiin, messieurs UE, ONU-Monusco. C’est pourquoi vous avez décidé de tout raser en RDC hein ????

Mais il faut saluer la gestion de Corneille Nanga. Je connais un pays où le président de l’organe en charge de l’élection aurait demandé au parlement d’augmenter les 1,3 milliards, que c’est peu ! En RDC, Il y a encore des patriotes…

C- La RDC – un pays pilote dans le processus électoral

Je l’ai dit dans mes précédents articles sous forme de rapport. Le Congo démocratique, c’est 2.345.409 km², près de 84 millions d’habitants, 40 millions d’électeurs potentiels, 603 partis politiques, 75.781 bureaux de vote soit au minimum 378.905 personnes accréditées environ 5 membres par bureau de vote, 511.000 agents de supervision. Ce pays continent c’est 5 fois l’UE qui dicte des lois, méprise les dirigeants congolais et sabote la paix. Ecoutez mes amis, la RDC, c’est 21 candidats au poste de président de la république, 15358 candidats pour 500 sièges à la députation nationale, 16640 candidats pour 715 sièges à la députation provinciale.

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Et vous Africains, vous suivez le chemin inverse de la loyauté et de la vérité. Vous ignorez que le malheur du Congo n’est pas Kabila mais la Belgique et l’UE et les soi-disant ONU-Monusco.
Vous devez le savoir !

  • Les élections en RDC sous l’ONU, UE, MONUSCO étaient financés à plus de 6 milliards de dollars. Les Congolais viennent de l’organiser à 850 millions de dollars.
  • Un électeur devait prendre plus de 25 minutes pour choisir son candidat dans un bloc journal format A0 de 4 pages comportant les candidats en lice pour un scrutin donné.
  • Aujourd’hui la CENI-RDC a réduit tout cela en un jeu simple de moins d’une minute pour déterminer un candidat à un scrutin donné et pour le cas d’espèce, il fallait 3 petites minutes pour un électeur, pour choisir un candidat sur les milliers des candidats en lice, soit un total, excusez-moi le chiffre, 32019 candidats. MERDE ! en moins de 3 minutes, tu opères un choix de 3 candidats sur 32019 candidats en lice pour les présidentielles, législatives nationales et provinciales. VOUS NE VOULEZ PAS APPLAUDIRE POUR LA DEMOCRATIE CONGOLAISE. Pauvres Africains, quand allez-vous donc changer ? vous suivez toujours la route de votre tortionnaire. Moi je dis BRAVO, monsieur le Président et stratège Joseph Kabila. Certains congolais vous comprendront quand, peut-être, je ne le souhaite pas, ils auraient suivi la route de certains libyens qui ont appelé Sarkozy et l’Otan de venir les sauver du « dictateur » Kadhafi. Ils le regrettent aujourd’hui, mais le pays est en lambeaux.
  • La machine Corneille Nanga, excusez du peu, mais c’est lui-même qui le dit, la « machine Malumalu» est une véritable révolution en Afrique. Pourquoi la machine Malumalu ? L’Abbé Apollinaire Malumalu est en fait celui qui a été à l’origine et à la conception de la machine à voter en République démocratique du Congo. Le Président Corneille Nangaa Yobeluo est juste venu matérialiser ce que son défunt prédécesseur avait commencé. Voilà la raison pour laquelle, il se refuse le droit de paternité… Dieu seul sait combien de projets sont tués dans l’œuf, détruits ou abandonnés par certaines personnes lorsqu’elles arrivent en poste et constatent que son prédécesseur avait entamé quelque chose.
  • La machine Malumalu est donc une révolution. Elle permet à l’électeur, en un temps record, de choisir son ou ses candidat(s), de l’imprimer et d’utiliser le bulletin imprimé pour déposer l’urne. Une fois le vote terminé, le décompte manuel est enclenché. Ensuite la vérification est faite en demandant à la même machine de façon simple et le rapport statistique. Elle imprime donc le rapport, et, grosse surprise, le résultat manuel est la même chose que le résultat électronique. Dis-donc ! Applaudissons ce qui est bien ! la machine Malumalu est une véritable révolution et nos pays devraient venir ici prendre des cours et des enseignements comme l’a déjà commencé un pays de la SADC.

D- Joseph Kabila est-il en train d’entrer dans l’histoire ?

Comme vous aimez seulement écouter la voix de vos tortionnaires, je vous l’apprends donc aujourd’hui, Kabila est entré dans l’histoire contre toute attente en prenant des décisions historiques et en renonçant à l’appétit du pouvoir.

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Suivez mon regard ! Joseph Kabila est né le 4 juin 1971. Il a aujourd’hui 48 ans. Il renonce au pouvoir quand on sait que ses papas et grands-pères refusent l’idée mineure de vouloir quitter le poste prestigieux. D’ailleurs la reine d’Angleterre a aujourd’hui 93 ans, mais comme c’est sucré, elle ne rêve même pas encore de céder sa place à l’un de ses fils… 68 ans de pouvoir mais personne ne bronche… Les Africains sont à ce titre, aveugles. Je n’en dis pas plus !
A 29 ans, le jeune Kabila hérite d’un pays en lambeaux… le Congo démocratique n’est d’Etat que sur le papier. Il s’engage dans la pacification du pays et petit à petit recolle les morceaux. Dans son exercice, il est confronté à des difficultés majeures… parmi lesquelles les rebellions de l’Est encadrées par certains pays voisins, la Belgique, l’UE et l’ONU-Monusco. Les industries impérialistes expérimentent un virus qui tourne mal et devient ravageur. Il s’appelle Ebola. Le jeune Kabila va se battre contre les renseignements criminocratiques pour tenter de juguler à quelques niveaux cet étrange virus qui sera appelé l’épidémie d’Ébola.

Il réussit à stabiliser le pays et à constituer un Etat debout avec des institutions solides. C’était donc le moment idéal pour lui maintenant de finir avec le travail qu’il a commencé il y a 17 ans en se jetant dans les grands projets infra-structurels, routiers, ferroviaires, sociaux et culturels. Dis-donc, il met à l’écart la police et l’armée du jeu politique national et leur assigne un rôle apolitique et de toute neutralité dans la vie politique du pays. Il met enfin un frein à l’ingérence extérieure dans les affaires du Congo et décident de quitter le pouvoir à 48 ans. Quel culot ce jeune président stratège ! Qui l’a déjà fait en Afrique ? Apprenez-moi aussi… je vous en prie.
Quand un Homme d’Etat fait des exploits, félicitez-le chers Africains… arrêtez de suivre vos tortionnaires… Le Président Joseph Kabila est entré dans l’histoire… n’en déplaise à la pseudo Communauté internationale.

La révolution de l’Afrique noire doit tirer ses essences en République démocratique du Congo. L’occident se met toujours ensemble face aux menaces extérieures mais nous en Afrique, nous accompagnons les menaces à trouver leurs marques. Il est temps que ça cesse… Il est temps de consolider nos moyens pour défendre l’intérêt de notre continent et pour lutter contre toutes tentatives de déstabilisation.

Je m’arrête là… Bonne délectation… Si vous pouvez compléter, faites-le !”

Téléchargez les Conclusions du Conseil Africain pour la Démocratie (CAD) ici.

Gilbert NKAMTO,
Observateur des Elections en RDC



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