Militaires Gabonais
Militaires Gabonais. Crédit photo: gaboninitiatives.com
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Très tôt ce matin des soldats de la garde républicaine ont pris de force l’antenne de la Radio nationale gabonaise. Selon les informations concordantes, il était 4 heures, heure locale, lorsque introduits dans les locaux de la radio nationale, des militaires commandés par le Lieutenant Ondo Obiang Kelly, ont lu leur communiqué. Une prise d’antenne qui a non seulement surpris les populations, mais créé un vent de panique générale.

Lieutenant Ondo Obiang Kelly
Lieutenant Ondo Obiang Kelly

Les mutins dans leur prise d’antenne ont évoqué la libération du peuple gabonais, l’état de santé du président gabonais Ali Bongo et la mise en place d’un « conseil national de la restauration ». Une situation qui se produit alors que le chef de l’État est en convalescence au Maroc d’où il a effectué son traditionnel adresse à la nation du 31 décembre, amaigri et physiquement diminué, d’après les images diffusées par la télévision nationale.

La panique s’est généralisée :

« nous sommes pris en otage par l’armée à la Radio Gabon depuis 4h »,

a posté sur facebook, Achille Emery Muanda citoyen. Dans les rues de Libreville, les coup de feu auraient été tiré à l’arme lourde et légère selon des sources sur place.

L’action des mutins suscite néanmoins des interrogations profonde. Leur but était-ce de prendre le pouvoir ou de faire une action d’éclat pour sensibiliser les consciences ? La suite des investigations permettra de faire la lumière sur cette mascarade de coup d’État d’après un analyste politique. La légèreté de l’action militaire laisse entrevoir une impréparation.

Aux dernières nouvelles, la situation serait désormais sous contrôle. Un coup de force manqué qui met en lumière la crise politique et désormais sécuritaire que traverse le Gabon depuis l’accident vasculaire cérébral fin octobre dernier du président gabonais qualifié de « spectacle désolant » ayant conduit à une « conservation acharnée du pouvoir » des proches, ont-ils dénoncé.

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Vraisemblablement, les militaires «révolutionnaires» de la garde républicaine ont payé de leur faible effectif et absence de soutien. Pour légitimer leur coup de force, ils ont fait appel au soutien des personnalités politiques, le clergé, les leaders d’opinion et de jeunes entre autres, les invitant à se rendre à l’Assemblée Nationale. Aussi, ont-ils appelé les militaires à «prendre de force» le contrôle des moyens de transport, des réserves de munitions, des aéroports, dans le but affiché de «défendre la patrie», précise le compliqué.

La révolution au Gabon souhaitée par les jeunes soldats rêveurs n’aura donc accouchée que des ondes, le temps de la prise de micro. Ont-ils été manipulés ou instrumentalisés, les enquêtes qui vont suivre révéleront les origines de cette sortie des rangs des mutins. Affaire a suivre…



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