Ndinga Hilaire
Ndinga Hilaire. Crédit photo : chateaunews.com
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La région de l’Est porte le deuil de Ndinga Hilaire depuis le 07 décembre 2018. Le colonel, ingénieur des eaux et forets, conservateur de la réserve du Dja a été ravagé par une cirrhose du foie, à peine âgée de 44 ans

« Nous perdons un collaborateur extrêmement vaillant, reconnu de toute la hiérarchie et des partenaires au développement notamment la coopération européenne et étrangère. C’est un stratège qui est parti. Un garçon très intelligent, un mélange d’efficacité de terrain et d’intellect. Un model de respect de la hiérarchie. C’est vraiment une grosse perte pour notre corps de métier »,

témoigne Amougou Ondoua Georges, délégue régional Minfof – Est. C’est dans la localité de Ndokayo, département du Lom et Djerem, région de l’Est, que l’illustre disparu a été conduit dans sa dernière demeure. Sur place une grande partie des élites et autorités administratives était mobilisée autour du secrétaire général du ministère des forets et de la faune. Le vice-président de l’assemblé nationale l’honorable Kombo Gberi, Wouamane Mbelle, délégué du gouvernement auprès de la communauté urbaine de Bertoua, mais surtout une foule immense de collègues, amis et connaissances.

La cérémonie religieuse a permis aux pasteurs de l’église évangélique luthérienne du Cameroun d’insister sur l’aspect éphémère de la vie. De la séance des témoignages, l’on apprend que l’illustre disparu était un homme réservé, dynamique, toujours serviable. Un beau fils aimant et attentionné, le moteur de toute la grande famille Mbobarka de l’est. Il était également le seul ingénieur de l’arrondissement de Betare oya formé à la Faculté d’Agronomie et des Sciences Agricoles (FASA).

« Nous avons travaillé dans de très bonnes conditions. J’ai été plusieurs fois son intérimaire. Je garde de lui le souvenir d’un très bon stratège qui nous quitte quand la réserve du Dja a le plus besoin de lui. Il était pour nous un père de famille. Il a géré beaucoup de contentieux dans la réserve du Dja en termes de saisi d’ivoire et de gestion dans les quatre antennes. Il savait décentraliser le travail et se souciait de chacun de ses éco-gardes. Sa disparition nous fait beaucoup de peine »,

renseigne Njonkoue Yannick, ingénieur des eaux et forets chasse. Les œuvres et états de service de l’illustre disparu sont reconnus à l’échelle internationale, puisque suite à son décès l’Unesco a adressé un message au ministre des forets et de la faune. Message dans lequel l’ONG reconnaît en l’illustre disparu un partenaire avisé. L’oraison funèbre du ministre des forêts et de la faune, lu par le délégué régional Minfof-Est renseigne que Ndinga Hilaire obtient son diplôme d’ingénieur de conception des eaux et forets en 2004. il est ensuite tour a tour chef du projet WWF –JEGUI à Ngoya, consultant au projet WCS en charge de la cartographie , cadre d’appui a la délégation régional des forets et de la faune de l’Est , conservateur du parc national de la Lobeke, patrimoine mondial de l’Unesco et conservateur de la réserve de biosphère du Dja , poste qu’il occupait jusqu’à son décès. Ndinga Hilaire laisse derrière lui une veuve et cinq enfants

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