Archive RECAN 2018 : Rodrigue TAPEO, le MINAC Pr Narcisse MOELLE KOMBI et ABBO Nouhou
Archive RECAN 2018 : Rodrigue TAPEO, le MINAC Pr Narcisse MOELLE KOMBI et ABBO Nouhou. Crédit photo: FADCOM
NEWSLETTER

Français     English

Lecture/Read : 3 min

Apres la 4ème édition du festival Sahel Fashion qui a connu son apothéose le samedi 17 novembre dernier qui a mobilisé une cinquantaine de professionnels de la mode à Ngaoundéré, métropole de la région du château d’eau, le promoteur de l’événement livre ses impressions.

Quel bilan faites-vous au sortir de cette 4ème édition de sahel Fashion?

Sahel Fashion Festival qui avait pour mission de faire redécouvrir, promouvoir et revaloriser la diversité du patrimoine vestimentaire du Sahel a tenu ses promesses. Il était question de servir aux populations de la ville de Ngaoundéré et aux professionnels du secteur de la mode une occasion de toucher de visualiser les potentialités de ce secteur autour des échanges, de l’élection miss et de la compétition de mode entre créateurs. Je crois que nous avons rempli notre mission grâce à l’engagement des uns et des autres. Il faut rappeler que le festival a duré une semaine du 12 au 17 novembre avec une soirée de gala d’intense d’activité.

Qu’est ce qui explique l’allongement du format de l’événement de quatre jours à une semaine de manifestations ?

C’est dû principalement aux objectifs de pouvoir les talents locaux notamment les jeunes de différents domaines d’arts en quête d’espace d’expression. Le paysage de la mode du septentrion regorge des talents. Nous avons mis en lumière le style vestimentaire du Sahel largement inspiré du mode vestimentaire sahélien ce qui traduit la culture de nos sociétés. Le format d’une semaine d’activités nous a permis de mieux coacher les candidates mannequins et miss et concentrer sur l’essentiel, le défilé de mode, l’élection miss master. Le plus grand challenge a été pour nous d’avoir su s’adapter à ce changement.

>>
Basile Nchia, chef du canton de Nyamboya

Les partenaires étaient-ils au rendez-vous ?

Dénicher les partenariats reste notre talon d’Achille. Vous savez nous sommes dans une région ou la plus part des représentations d’entreprises qui pouvaient nous accompagner n’ont pas de pouvoir de décision. Il fallait à chaque fois avoir l’avale du siège qui se trouve soit à Yaoundé ou Douala. En plus les délégations des institutions potentiellement partenaires n’ont pas beaucoup de marge de manœuvre quant au suivi des dossiers de financement ce qui pénalise énormément l’organisation à chaque édition. En plus les élites locales et communes tardent à soutenir nos initiatives pourtant porteuse de retombées positives. Seul le ministère des arts et de la culture nous a octroyé un petit appui pour une première fois au cours de cette quatrième saison de sahel fashion. Mais nous faisons avec en attendant de meilleurs lendemain.

Parlons-en des difficultés que vous rencontrez dans l’organisation de cet événement?

Nous sommes dans une zone très riche culturellement parlant, mais dans le secteur de la mode, la plus part de ses acteurs manquent de vision. Ce qui fait que la professionnalisation n’est pas à l’ordre du jour, alors qu’il faut développer et moderniser la mode d’ou la raison d’être de ce festival. L’autre grande difficulté, non de moindre, c’est de trouver des partenaires financiers, ce qui n’est pas du tout évident. Nous œuvrons pour développer ce secteur et en faire un vecteur d’émergence.

Parlant d’innovations y en a-t-il eu à cette quatrième édition ?

La principale innovation à souligner pour cette quatrième saison qualifié de celle de la maturité est notamment l’élection Miss Sahel qui vient compléter notre objectif de professionnaliser définitivement le secteur de la mode sahélienne. Ainsi la formation apportée par les encadreurs aux jeunes permettra désormais aux jeunes qui participent aux activités du festival d’exceller dans le domaine du mannequinat et des élections miss à venir.

>>
Adamaoua - Insécurité : Le Gouverneur durcit le ton contre les élites

Quels sont les projets pour Sahel Fashion 2019 et ou se déroulerons les activités ?

Nous souhaitons davantage nous ouvrir à la mode islamique en même tant que les autres secteurs connexes encore moins exposé à ce festival comme le relooking, le maquillage traditionnel, le textile local qu’il faut bien faire découvrir aux participants d’ici et d’ailleurs qui attendent ce moment unique. Nous sommes conscients que nous nous trouvons dans une zone qui sied à d’autres styles vestimentaires méconnus du grand public. Nous nous sommes rapproché des quelques structures qui existent dans ce secteur, ils sont ouvert et cela va être dans l’ordre du possible au cours de la prochaine édition. Pour finir permettez-moi de remercier votre rédaction pour l’intérêt accordé à la mode sahélienne.

Interview réalisé par Boubakary Moussa



Réactions

Veuillez saisir votre contribution !
Veuillez saisir votre nom ici

+ 62 = 70