micro-finance islamique
Crédit photo: chateaunews.com
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L’arrivée il y’a quelques mois de la SAVANA Islamic Microfinance sur le marché de la microfinance islamique était porteuse de grande espoir pour le décollage du secteur à Ngaoundéré.

Ce mode de financement à capitaux et managements essentiellement locaux et bien adapté à la philosophie de la population locale devrait relever le taux de bancarisation jugé très faible par les institutions financières, comparé aux autres régions du pays.

Si la Société Coopérative d’Epargne et de Crédit du Cameroun, une caisse de financement en mode islamique, établissement pionnière, subit de plein fouet la mauvaise foi de ses clients, la SAVANA met les gardes fous.

« La banque ne peut pas se permettre de facturer des intérêts au cas où le client n’honore pas ces engagement dans les délais prévus. D’autre part, si l’option d’achat est exercée le prix ne doit pas être déterminé à l’avance. Il doit y avoir un contrat de vente tenant compte de l’état du bien et sa valeur sur le marché à ce môme »,

confie Hamadama responsable commercial.

Même si ce n’est pas la ruée et qu’elle traîne les pas, la finance islamique séduit non seulement les musulmans mais aussi une clientèle de confession non musulmane.

« La finance islamique a fait sauter un des nombreux freins à l’ouverture des comptes, parce que le faible taux de bancarisation provient principalement de la religion. Il offre des produits bancaires adaptés aux valeurs africaines. Il a ainsi déverrouillé l’accès à la banque à des nombreuses personnes »,

explique un économiste de la place.

Basé sur le respect de la charia, la loi fondamentale islamique, il est fondé sur le respect d’un certains nombres de principes dont la prohibition de l’intérêt, de l’incertitude et des activités illicites. Le partage des pertes et des profits, la tangibilité des actifs.

« Les gens ont profité des règles islamiques qui interdisent la poursuite et la saisi des biens par l’établissement pour s’évanouir dans la nature avec les fonds de la banque. Nous risquons de fermer et d’entrer en faillite si nous ne parvenons pas à mettre la main sur ceux qui se sont envolé avec notre argent. »,

admet Zénabou comptable à la SOCOOPECA-CFMI.

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Les deux établissements de micro-finance islamique qui opèrent à Ngaoundéré ont du pain sur la planche pour remettre sur les rails ce secteur bancaire. Si la Société Coopérative d’Epargne et de Crédit du Cameroun envoi des signaux inquiétants et enchaîne des révères, la Savana Islamic Microfinance garde le cap pour l’instant.

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