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Paul Biya. Crédit photo: prc.cm
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La promotion baptisée « Unité et Divers » qui a connue son triomphe a dévoilé de la voix la plus autorisée, la situation sécuritaire alarmante dans le château d’eau.

La démarche n’est pas dénuée d’arrières pensées. En réservant quelques mots précieux à la stupeur dans laquelle vivent les populations de l’Adamaoua, Paul Biya a saisit l’opportunité idoine pour lancer des yeux doux à l’électorat de cette partie du pays. En cette veille d’élection législative, régionale et municipale le président de la république joue ainsi la carte de la lucidité.

Après le coup de silence du 31 décembre dernier qui a sonné comme un levé de bouclier dans les chaumières du château d’eau, S.E. Paul Biya revient au devant de la scène :

« La situation à notre frontière orientale, notamment dans la région de l’Adamaoua sollicite notre attention. Nos populations et tout particulièrement les éleveurs qui sont victimes des groupes criminels spécialisés dans les enlèvements avec demande de rançon »,

avoue Paul Biya dans un discours prononcé à la cour d’honneur de la brigade du quartier général.

Suites aux récents attaques des malfrats qui ont endeuillées plusieurs centaines des familles, les forces vives de la région ont été obligées pour une rare fois d’oublier leurs intérêts politiques pour partager la peine des populations meurtries.

« Depuis le début de l’année, nous avons dénombrés. Pas moins de 311 personnes enlevé, plus de 2 milliards FCFA versés en rançon, des centaines de personnes tués par leurs ravisseurs »,

annonce Maroufou, porte parole de la Mbororo Socio Cultural Developpement Association. De quoi faire frémir le chef suprême des armées.

Pour marquer son attention soudaine aux cris des familles meurtries, comme dans ses habitudes, le Président de la République fait des déclarations.

« J’ai donné des instructions fermes à nos forces de défense et de sécurité pour mettre un terme à ces agissements répréhensibles »,

a déclaré Paul Biya. Remonté en bloc contre le silence assourdissant du pouvoir de Yaoundé face à la gravité de la menace et du laxisme de l’administration locale, bien que les tergiversations du président de la république fassent du baume au cœur, elles paraissent bien tardives.

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