Gendarmerie Camerounaise
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Face à un climat d’insécurité permanent, et le constat abominable du délitement de l’autorité dans le château d’eau du Cameroun, la tardive réaction du pouvoir de Yaoundé coule beaucoup d’encre et de salive.

L’exaspération qui s’est emparée de la population depuis maintenant plusieurs années est en voie de trouver une issue. A lire entre les mots, c’est la solution militaire qui est mise en avant.

« C’était devenu tellement banale que ça ne choque même plus un grand nombre de personne »,

lance Kassim

Il est des signes qui ne trompent pas. Depuis la fameuse réunion de concertation du 12 janvier dernier entre la communauté Mbororo et l’Etat-major sécuritaire régionale, les enlèvements de personne suivis de demande de rançon, quotidiennement pratiqués dans le château d’eau ont étrangement disparus. Les coupeurs de route ont battu en retraite et plus aucun kidnapping n’a été enregistré depuis cette date. Le gouverneur de l’Adamaoua a vu juste en convoquant les forces vives pour pointer du doigt la responsabilité collective de tous dans la persistance de ce mal.

Pour répondre aux cris de détresse envoyée par la population, le chef de l’Etat vient de décider d’un envoi de 130 commandos d’élites de la gendarmerie nationale à l’effet de renforcer la lutte menée par les éléments de force de défenses présents sur le terrain.

« C’est une nouvelle qui nous fait du baume au cœur, ce geste du chef de l’Etat est salutaire, on espère qu’avec l’arrivée de ce contingent, les enlèvements des personnes imposés par les coupeurs de route seront réduits à leur simple expression »,

se réjouis Abdoulbagui, cadre à la Communauté Urbaine de Ngaoundéré.

A peine annoncée, que la décision de Paul Biya soulève déjà des remous au sein des acteurs locaux. Si d’aucun plus optimiste, voit d’un bon œil l’initiative, d’autres sceptiques s’interrogent et sortent de leur réserve.

« Le véritable problème, il est interne. Il faut commencer par faire le tri et sortir la bonne graine de la mauvaise, les complices doivent être dénoncés »,

suggère Aboubakar, patriarche.

« Le chiffre de 130 hommes pour couvrir une zone aussi vaste que l’Adamaoua est largement insuffisant. En outre les soldats qui débarquent sur un territoire qui leur est étranger, il faudra une collaboration afin d’éviter que des innocents soit visés »,

met en garde, Bobbo Saliou, le maire de Ngaoundéré 1er.

Du fond de leurs grottes situées quelques part sur les collines du plateau de l’Adamaoua et sentant leurs jours comptés, l’étau se resserre plus que jamais sur cette horde criminelle. Avec l’avènement de cette unité d’élite de l’armée camerounaise, les coupeurs de route seront traqués jusqu’à leurs derniers retranchements. La population qui espère à en finir une fois pour toute avec cette hécatombe place beaucoup d’espoir sur la nouvelle force.

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