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Ville morte
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Au début de cette crise, personne n’aurait misé sur une telle résilience des manifestants. Que de dégâts déjà enregistrés, des centaines de morts, des dizaine de villages détruits et des milliards volatilisés.

Mais alors que l’on pouvait rêver de ce que 2019 soit l’année de la pacification des deux régions en marge contre le régime en place, voici que les hostilités sont relancées de plus belle. Le président Paul Biya au début des revendications en 2015 et les premières tensions survenues durant l’an 2016 aurait certainement pris d’autres mesures plus efficaces s’il avait prédit ce niveau de pourrissement de la situation sécuritaire en zone anglophone au Cameroun.

Les autorités administratives des régions sous l’emprise des sécessionnistes auront tenté en vain de désamorcer la crise par tous les moyens locaux existant que rien n’a véritablement changé a ce jours. Pas plus tard qu’en fin janvier, des communiqués, note de services et stratégies multiples ont été prises pour inciter les travailleurs a ignorer le mot d’ordre de ville morte du Lundi qui prévaut dans le Nord-ouest et le Sud-ouest mais que c’est repartis de mal en pire. C’est a donner le mal de nerf a devoir prévoir et réagir face aux agissements des activistes plus que déterminé.

A ce stade, le gouvernement aura certes les moyens coercitifs mais tout semble démonter que la solution serait ailleurs. Pourtant, dans son adresse à la nation le 31 décembre 2018, le Président de la République avait fait une main tendue à ceux qu’il a qualifié « d’entrepreneur de la guerre ». Un appel à déposer les armes contre armistice qui semble ne pas trouver écho favorable auprès des belligérants.

Selon plusieurs observateurs avertis, il serait illusoire de croire que le gouvernement peut résoudre la crise sans l’implication des autres acteurs autour d’un dialogue inclusif. L’armée qui se croyait suffisamment expérimentée et outillées pour mater les anglophones qui revendiquent maladroitement ou à juste titre de meilleurs conditions de vie en a pris à ses dépends non sans avoir affichée sa bravoure incontestable.

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Malgré les appels au dialogue inclusif, le gouvernement de Paul Biya n’a pas entendu la voix du peuple. Le durcissement de ton et la violence des actes de forces de sécurité au départ des manifestations auraient peut-être conduits à cette situation devenue stressante pour la nation toute entière. Vivement que cessent les morts et que la raison prime au bénéfice de la paix longtemps perdue !



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