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Dépêché spécialement par le chef de l’Etat pour rassurer la population en proie aux exactions des preneurs d’otages, le Ministre de l’Administration Territoriale s’est surtout démarqué en brandissant le Coran contre les collaborateurs des malfrats.

Pendant 3 jours, Paul Atanga Nji a arpenté les pistes poussiéreuses et cauchemardesques de jour comme de nuit pour se rendre compte de la triste réalité dans laquelle vivent les populations de cette contré du pays depuis belle lurette. De Belel à Babongo en passant par Djohong et Tignère, le patron de l’administration a été face à face avec l’horreur.

« Je suis ici à la demande du président de la République et j’ai vu des villages vidés par sa population, des familles endeuillées et dépouillées de ses biens, des pâturages dépouillés. Mais l’État a les moyens et la volonté pour mettre un terme à cette entreprise criminelle »,

annonce Paul Atanga Nji.

Pour soulager les populations victimes, répondre aux cris de détresse et essuyer les larmes, le patron de l’administration camerounaise n’est pas arrivé bredouille. Dans son escarcelle du matériel de couchage et des produis de première nécessité pour les ex otages et du matériel roulant pour les comités de vigilance.

La population de l’Adamaoua, sous la coupe des coupeurs de route depuis quelques années, est accusée de complicité avec ces malfrats. Paul Atanga Nji utilise le Coran comme peur afin que les collaborateurs de ces malfrats soient confrontés à la justice divine.

« Il faut adopter une dimension spirituelle. Tout le monde va prendre l’engagement devant Allah et jurer devant le coran pour que la collaboration entre la population et les coupeurs de routes prennent fin »,

a annoncé le ministre de l’administration, superstitieux.

A la veille de cette visite très attendue car survenant au lendemain de la prise de position du président de la république sur le sujet, les coupeurs de route ont frappé fort en kidnappant le chef du village de Bourlé. Quelques jours plutôt et dans le même département de Faro et Déo, la localité de Mayo Poutchi subissait les exactions des mêmes bandits, ici aussi le chef du village est porté disparu. A chacun de leurs passages ils sèment désolation, tristesse et consternation. Combattu depuis quelques années par le BIR, ils renaissent à chaque fois de leurs cendres telles des termites.

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Ce que le gouvernement attend des Délégués du personnel

Pour venir à bout de ce phénomène, véritable cancer qui détruit tout, les autorités publiques appellent à plus de synergie d’action qui a fait défaut jusque-là. Le Ministre de l’administration territoriale est venu démontrer la détermination du gouvernement à éradiquer ce phénomène, cette horde criminelle sera traquer jusqu’à son dernier retranchement.



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