arme à feu
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Le quartier Haut Plateau à Ngoundéré est le théâtre d’une scène d’agression particulièrement violente visant un homme d’affaire bien connu de la ville.

Alhaji Laminou Bakoura, Directeur d’une compagnie de distribution des produits pétroliers de la place est tombé dans une embuscade savamment élaborée par ses agresseurs. Des hommes armés de kalachnikov ont surgi pour lui tirer dessus alors qu’il rentrait à la maison à 24h ce dimanche. Il s’en sort avec une balle dans la jambe, ses effets personnels emportés et sa voiture criblé de balle.

Transporté d’urgence à l’hôpital régional de Ngaoundéré, il a été rejoint par son voisin qui a reçu aussi une balle au thorax alors qu’il est sorti pour secourir son prochain. Le voisin, chauffeur de profession ayant été réveillé par des coups de feu a eu la mauvaise idée de sortir. Mal lui en pris, il a reçu une balle au thorax.

« Nous avons entendu des coups de feu autour de 24h dans la nuit, ils ont tiré 5 à 6 coups de feu. Aussitôt qu’ils ont commis leur forfait ils ont disparu dans la nature »,

confie Awal, un témoin ayant vécu les événements en direct.

Les agresseurs munis d’armes à feu qui ont pris la clé des champs restent introuvables, une chasse à l’homme de grande ampleur est ouverte. Le commissaire du gouvernement auprès du tribunal militaire de Ngaoundéré accompagné des éléments de la brigade de recherche de Ngaoundéré sont descendus sur les lieux où la voiture de la victime criblée de balle est garée. Cette agression spectaculaire porte sans doute la marque des preneurs d’otages qui sont traqués dans l’arrière région par les forces de défenses.

Il y a deux jours c’était autour d’un douanier en provenance de Garoua d’être pris entre deux feux et qui se trouve interné à l’hôpital. Le motif de cette attaque semble être un guet-apens bien préparé d’avance.

« D’après le mobile, il doit être visé, il est sans doute tombé dans un piège. Ils ont pris son téléphone et ils l’ont dépouillé de son argent »,

déduit un témoin. Délogé de leurs grottes au fond des brousses de l’Adamaoua, les preneurs d’otages ne perdent pas du temps pour se convertir, c’est autour des centres urbains de subir les assauts de ces malfrats sans foi ni loi.

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