Cameroun – Adamaoua : La communauté Minfi célèbre sa Culture avec le Festival Nkoutho’o Poh-Laa

La métropole château d’eau du Cameroun a accueillie du 23 février au 3 mars 2019, la deuxième édition du festival culturel de la communauté Minfi. Une occasion d’apprécier les traditions de ce peuple des Grass Fields.

Mis à jour le 12/03/2019
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Danse Nyang Nyang
Danse Nyang Nyang à Ngaoundéré. Crédit photo: chateaunews.com
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C’est bien connu. Les manifestations culturelles Bamilékés pètent du lourd. Le public du stade Ndoumbe Oumar venu touché du doigt les us et coutumes de ce peuple est tombé amoureux des traditions ancestrales présentées par les communautés Mifi résident dans l’Adamaoua.

A l’occasion de la deuxième édition du festival Nkoutcho’o Poh-Laa, les 19 communautés que regroupe la grande famille Mifi ont exposé leur richesse culturelle et patrimoniale devant un public conquis.

C’est un moment important pour les 19 communautés Mifi résidents à Ngaoundéré parce que comme l’a souligné Fankam Vivian, Chef de la communauté Mifi, cette manifestation culturelle « vise à valoriser et transmettre les traditions ancestrales dans un esprit de partage et du vivre ensemble ». Dans un style diplomatique, le Délégué du Gouvernement auprès de la Communauté Urbaine de Ngaoundéré, parrain de l’événement, a déclaré de son côté :

« Notre ville est un grand carrefour aux confins des différents peuples, différentes traditions et différentes civilisations qui cohabitent dans la tolérance. Le vivre ensemble ici n’est pas qu’une vue de l’esprit, c’est une réalité. »

Le clou de ce festival est sans conteste, la scène de danse Nyang Nyang aux allures spectaculaires et fracassantes.

« Il s’agit de la danse des grands jours réservée aux hôtes. Elle est interdite aux enfants. Seuls quelques privilégiés assistent à la prestation de cette chorégraphie artistique colorée, c’est le lieu de mesurer la portée symbolique de cet évènement »,

rappelle Tchassouang, ressortissant Bafoussam de Ngaoundéré. D’aucun arborant les couleurs nationales, d’autres peints en noir et d’autres encore colorés en bleu-blanc se couvrant des masques et tenant entre leurs mains des cornes.

Dédié au vivre ensemble et à l’idéale de la tolérance entre les peuples d’une même nation, le festival s’est ouvert aux peuples Toupouri, Mboum et Gbaya qui ont participé au défilé de lancement des festivités. A une époque où certains camerounais versent volontiers dans les déchirements politiques, ethniques et linguistiques sans issus, le festival Nkoutcho’o Poh-Laa célèbre l’intégration et l’unité du Cameroun.

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