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Établir un plan d’action pour les deux années avenir afin de mieux venir en aide aux réfugiés centrafricains des régions de l’Est, Adamaoua et du Nord Cameroun, tel est l’objectif visé par l’atelier, tenu ce 13 mars 2019 à Bertoua, relatif à la planification participative en vue du plan opérationnel 2020 – 2021, en faveur des réfugiés centrafricains et populations hôtes des régions précédemment citées.

« Nous voulons faire une planification biennale. Cette planification succède à un processus d’évaluation participative des besoins des réfugiés dans lesdites régions. Cette évaluation a eu lieu au cours du mois de février 2019. Nous avons pendant deux jours, visité certaines communes ou habite les réfugiés, pour discuter avec eux et les populations locales avec lesquelles ces réfugiés vivent. Ceci afin de comprendre quels sont les défis auxquels ils sont confrontés en terme de défis et quels sont les besoins les plus prioritaires qu’ils ont aujourd’hui »,

renseigne Basseme Koulimouchi, chef de la sous délégation HCR de Bertoua. En effet depuis plus de cinq ans le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés, apporte son soutien tant matériel que psychologique, à ces populations victimes des troubles en république centrafricaine.

Seulement depuis quelques années les appuis de cette organisation non gouvernementale envers ces populations réfugiées s’avèrent insuffisants.

« Malgré toute la prise en charge que l’UNHCR nous octroie, nos problèmes restent d’actualité. Il y’a plusieurs catégories de réfugiés qui souffrent, surtout ceux qui vivent dans les sites. Ils souffrent beaucoup parce qu’ils n’ont pas trop d’ouvertures en termes d’emploi. Ceci à cause de l’enclavement des routes. Ils sont nombreux à avoir des qualifications professionnelles mais les emplois ne leurs sont pas accessible. Au fil des années les familles s’agrandissent. Mais la quantité des provisions à nous offertes restent identique. Cela devient insuffisant. Nous avons besoin d’être beaucoup plus autonome pour nous en sortir »,

confie Sana Ghislain, réfugiés centrafricains. Bien plus, le budget de l’UNHCR pour ces deux années avenir, sera réduit de 11%. L’atelier qui a réuni autour du gouverneur de la région de l’Est, les autorités administratives et traditionnelles, élus locaux et représentants des réfugiés centrafricains, a permis d’étudier toutes ces préoccupations et trouver un terrain d’entente pour la bonne gestion de ce budget.

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Des échanges, l’on apprend que malgré la réduction du budget, durant ces deux années avenir l’UNHCR continuera d’apporter son soutien au maximum à ces réfugiés et populations hôtes des trois régions susmentionnées. Ceci sur tous les plans. Pour le chef de la sous délégation HCR/Bertoua, il n’est point question de baisser les bras car « les réfugiés continuent à avoir besoin des soins médicaux, de l’assistance alimentaire, des moyens de subsistance pour pouvoir subvenir aux besoins de leurs enfants en terme d’éducation, nutrition, accès à l’eau et bien d’autres. Des efforts seront donc faits dans ce sens » ajoute-t-il. Rappelons que depuis le début de la crise centrafricaine, 256 000 000 réfugiés sont soutenus par l’UNHCR. La région de l’Est détient la plus grande part, soit 70% de cette population.



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