Tchatchouang Djilo Blaise
Tchatchouang Djilo Blaise. Crédit photo: chateaunews.com
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Tchatchouang Djilo Blaise est agent de développement local, ayant travaillé pour le Programme Nationale de Développement Participative. Ce passionné de la photographie, âgé de 54 ans totalise plus de 10 ans dans le domaine de la photographie.

Vous voulez mettre sur pied une association de photographe dans l’Adamaoua, dites nous de manière concrète de quoi il s’agit ?

Nous avons l’ambition de mettre en place un groupe d’association des photographes passionnés de la photo. L’idée est partie d’un échange avec les collaborateurs de Fad’Art sur la possibilité de mettre sur pied un club photo afin de gérer nos compétences, ce qui a aboutit à la concertation d’aujourd’hui. Nous avons commencé avec un noyau de personnes très intéressées. Ce sera une association qui prendra la forme que nous voudrions lui donner. Nous espérons que les semaines à venir nous aurons plus de monde, ça va être soit c’est une simple association ou un collectif. L’idée c’est de faire en sorte que tous les jeunes de la région qui sont intéressés puissent profiter de cet art qui est très intéressant. Parce qu’aujourd’hui quand on essaye de regardez tous dans tous ce qu’on utilise rien ne se fait plus sans image.

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Est-ce-est une association ouverte à tout le monde ?

Oui c’est un club qui associera autant des professionnels que des novices. Et pour y adhérer il faut simplement être curieux de la chose photographique, être passionné et pratiquer. Il ne s’agit pas de de venir prendre un cours théorique ou de prendre des bases techniques mais de pratiquer. C’est d’autant plus intéressant qu’actuellement nous avons tous les appareils photos. Que ce soit sur nos téléphones surtout avec l’avantage du numérique on peut faire beaucoup de chose.

Le numérique est venu révolutionné la photographie, comment jugez-vous l’avènement de cet outil ?

Ce que nous observons à Ngaoundéré n’est pas diffèrent des autres parties du globe et de ce qui se passe dans le reste du monde. Il faut dire qu’avant, la photographie était le fait de l’argentique comme en couleur ou en noir et blanc. Aujourd’hui le numérique fait que avec vous pouvez avoir votre appareil avoir les retouches et les instruments à moindre coût et de multiplier vos sujets de base. Mais on avait une offre, le prix était élevé. Aujourd’hui la majorité des photographes sont ceux qui font dans l’événementiel.

Le numérique est-il un avantage ou un inconvénient ?

C’est un long débat, est-ce que le numérique est bon ou non. A l’origine la photo est basé sur l’argent C’est avant tout une démocratisation de l’accès à l’image n’importe qui peut faire sa photo et rendre compte de ce qui l’entoure.

Quelle regard portez-vous sur l’environnement de la photographie tel que pratiqué aujourd’hui ?

A Ngaoundéré, nous avons 3 catégories de photographes : il y’a ceux qui font la photo pour gagner leur vie au jour le jour, nous avons un autre groupe qui possède des appareils photos qui leur permettent de couvrir les événements et enfin vous avez des gens qui sont un peu plus intéressés par la chose à savoir les films de sujets.

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Faire la photographie, c’est rendre compte des questions de son environnement. C’est de présenter et rendre compte et ça, très peu sont ceux qui le comprennent. Il faut être ouvert, comprendre des phénomènes de son milieu, parce que c’est ce qui permet aux gens de montrer que c’est ça qu’ils vivent et donc devenir un vecteur de changement.

Comment le faire comprendre à ces photographes de la rue ?

Déjà il faut dire qu’être photographique à Ngaoundéré n’est pas forcement un handicap. La raison de la mise sur pied de cette association c’est de donner l’espoir aux photographes, de faire de formation, de master class, de faire de faire des sorties, de faire des expositions photos. Pour moi l’appareil est un medium

Avez-vous une anecdote du délice de photographe à raconter ?

J’ai eu l’opportunité de travaille sur un phénomène religieux. Chaque matin quand j’ouvrais ma fenêtre j’avais devant moi une coupole d’une très belle mosquée. Elle était tellement belle. Je me demandais comment rendre plus belle ce qui se présentait devant moi. Alors j’ai pris la démarche d’aller voir le responsable, j’ai été agréablement surpris de voir qu’ils m’ont ouvert la porte et m’ont dit de filmer. J’ai filmé l’intérieur et l’extérieur de la mosquée et j’ai filmé même les institutions associées à cette mosquée. Cette mosquée était associée à une école.

Cette école à l’origine était faite pour les femmes qui étaient parties très tôt au mariage et qui voulaient être réhabilité dans le circuit social. Dans cette école chaque année 50 femmes précocement mariés se présentent au CEP. Le propriétaire (Feu Alhadji Garou) qui n’a jamais été à l’école a voulu que chaque jeune fille musulmane puisse intégrer le circuit de la vie sociale. Ce fut une très grande leçon pour moi qui venait du Sud.

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Propos recueillis par Boubakary Moussa



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