eau
Crédit photo: chateaunews.com
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A l’école d’application du quartier Rep Yanga, une bourgade située à l’Est de la ville de Ngaoundéré, on assiste à une scène étrange. Les élèves de cette école sont obligés de quitter quotidiennement les cours en masse pour aller à la recherche de l’eau.

L’école ne disposant pas de forage, à l’image dudit école, plusieurs établissements scolaires se retrouvent dans le même cas de figure.

« Nous avons enregistré plusieurs écoles qui font face au manque d’eau potable. La situation est préoccupante puisque plus d’une école sur 4 ne dispose pas de forage ou de puits »,

confie Ndiffor, acteur de la société civile.

Le contraste est saisissant. Catalogué par les livres de géographie comme le château d’eau du Cameroun, la région de l’Adamaoua a soif. Malgré le nombre impressionnant des cours d’eau du Cameroun qui prennent leur source ici, doublée d’une pluviosité satisfaisante, l’offre égal d’accès à l’eau potable n’est pas la chose la mieux partagée dans cette région.

« La CAMWATER est en train de mener des travaux de réhabilitation, de renforcement et d’extension du système d’alimentation en eau potable de la ville de Ngaoundéré. Ce qui va supprimer définitivement, non seulement le rationnement de l’eau mais également améliorer la capacité et la qualité »,

explique Richard Tatsing, Délégué Régionale de l’eau et de l’énergie de l’Adamaoua.

Les robinets de la capitale château d’eau du Cameroun sont à sec. Cette pénurie est due aux vétustés des installations du système d’approvisionnement en eau de la Camerounaise des Eaux. Débutés en 2017 et confiés à la société Indienne Angelique Gannon Dunkerly, les travaux devraient durer 18 mois, avec une hausse de la production du liquide transparent qui va passer de 6000 m3 à 12 000 m3 par jour. Plus de 1/3 de la population locale consomme l’eau provenant de puits et de forage.

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Depuis quelques mois, la ville de Ngaoundéré vit sous régime d’un système de rationnement d’eau potable. Pour remédier, plusieurs mesures sont annoncées. Une dotation d’une enveloppe spéciale de 1 milliard de F CFA pour la construction des forages est en cours d’exécution. En outre un élargissement de l’assiette sociale de 10 à 20 m3 par CAMWATER. Même si le bout du tunnel n’est pas pour bientôt. Les ouvriers se noient dans des revendications salariales sans fin. Les entrepreneurs indiens de leur côté tuent le temps en s’adonnant à cœur joie au badminton.

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