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Crédit photo: FTV
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Dans la métropole château d’eau du Cameroun, le transport urbain est envahi par des enfants. Dans la nuit du 23 au 24 mars dernier, un enfant de 13 ans a trouvé la mort au volant de cet engin.

Ce tragique accident a mis en branle toute la ville. L’enfant précocement disparu appartiendrait à une grande famille de la ville. Des sources concordantes, il était pourchassé par des agents de police et a fini sa course au carrefour de la mairie de Ngaoundéré 1er. La circulation nuitamment étant interdite en application de la mesure prise par le gouverneur. A l’image de ce tragique accident impliquant un mineur, la majorité des voitures à trois roues à Ngaoundéré sont conduite par des mineurs.

« Il y a beaucoup d’enfant qui se retrouve entrain de conduire les motos tricycles. On donne à un enfant de 12 ou 13 ans la responsabilité de conduire, nous voulons que cela cesse »,

dénonce Bachirou, président de l’association des conducteurs de tricycle.

Ce pan de transport urbain qui a vu le jour il y a quelques années est réservé spécialement à l’acheminement de matériaux de construction et autre déménagement.

« On nous interdit de transporter les gaz oil, l’essence, on ne porte plus que les lattes et les planches »,

fustige Issa Bakary, conducteur. Ce mode de transport s’est imposé en véritable rempart contre le désenclavement de certains axes de la ville. Dépourvu d’un syndicat autonome, le climat qui règne dans cette activité tutoie le chaos.

« Nous avons déposé notre dossier au près du préfet, légaliser la profession. En ce qui concerne les enfants, nous sommes entrain d’assainir le secteur en renvoyant tous les enfants qui n’ont pas l’âge d’avoir la CNI »,

renchérit Bachirou.

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En plus de se recruter parmi les couches les plus jeunes de la population, les conducteurs de ces engins à trois sont des véritables casses tête de la voie publique. Non respect du code de la route, incivisme caractérisé, ils acceptent avec résignation toutes critiques dont ils font l’objet. A chacune de leur sortie, ils sont capables du pire, ce qui en fait le secteur du transport le plus dangereux de la ville.

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