mangues
Crédit photo: chateaunews.com
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En milieu estudiantin comme à Dang, on l’appelle restaurant sans payer. La mangue montre déjà ses belles couleurs dans la ville de Ngaoundéré. Au quartier résidentiel, le jeune Abdoul, commerçant, s’est décidé d’être le premier à satisfaire la clientèle de la ville du château d’eau du Cameroun.

Pour certains de ces premiers possesseurs, c’est leur gagne pain.

« Je suis vraiment satisfait du métier que je fais. Car cela m’encourage et grâce à cela je parviens à payer mes cours du soir »,

affirme Abdoul.

Entrer en possession de ce fruit pour leurs clients est un véritable combat, au vu des péripéties que traversent les commerçants.

« Nous achetons ces mangues à des kilomètres. De fois elles sont rares comme en cette année où les manguiers n’ont pas trop produit, donc nous faisons de nombreux efforts pour satisfaire la clientèle. Puisque les mangues en cette année sont rares et vu la distance que nous parcourons pour pouvoir les acheter, nous les revendons 10 mangues à 500 francs et 5 mangues à 200 francs. Nous les achetons dans les brousses de Nyambaka, Beka, Folféré et Wak »,

confie Abdoul, vendeur de mangues.

Pour les consommateurs, c’est un véritable sacrifice financier pour consommer en cette saison comme l’explique Sodéa, client :

« Dans toute la ville, ce n’est qu’au quartier résidentiel que les mangues sont vendues. En cette saison, elles sont chères et c’est juste par plaisir de consommer que nous les achetons. Sinon vraiment, c’est dépenser inutilement ».

Qu’est ce qui peut expliquer la rareté de ce produit sur le marché si ce n’est le manque de pluie ?

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