ngaoundere III
ngaoundere III
NEWSLETTER

Français     English

Share this

Ventes illicites des terrains, bagarres entre propriétaires, interpellations judiciaires, destructions des biens, trafic d’influence et intimidations sont le lot quotidien des populations de la zone de Gada Mbidou, dans l’arrondissement de Ngaoundéré 3eme, département de la Vina, région de l’Adamaoua. Le conflit foncier qui perdure depuis près d’une dizaine plombe le développement de la localité.

Dans la pétition adressée au Premier Ministre, chef du gouvernement le 05 mars dernier, les victimes dénoncent le comportement et abus de certaines autorités locales.

« Nous, population de Gada Mbidou revenons respectueusement auprès de votre haute personnalité vous donner les informations de dernières heures par apport au conflit nous opposant à nos autorités locales »,

peut-on lire dans cette correspondance. Autorités et populations se rejettent la responsabilité dans ce trouble autour du foncier. De son côté, le Maire de la commune de Ngaoundéré 3ème dénonce une occupation illicite des terres par les plaignants.

 

« Nous allons entreprendre des descentes sur le terrain avec les éléments des forces de l’ordre le moment opportun pour vérifier les documents de propriété des occupants des terres »,

déclare Djika Massagala, Maire de la commune qui se dit préoccupé par la situation.

Rien ne va plus selon un habitant de Gada Mbidou,

« nous sommes les plus malheureux et frustrés sur nos terres. Il y a trop de désordre et la situation perdure. Les autorités préservent leurs intérêts au détriment de la population locale qui revendique ses droits ».

Un sombre tableau que dresse Jean Baptiste Passiri, étudiant :

« Actuellement, il y a une plainte à la brigade contre un certain Kaftel et Hammoa qui auraient été mandatés par le Maire pour dit-on déterrer les bornes sur le terrain appartenant au chauffeur du Sous-Préfet. Chaque jours nous vivons des tensions de ce genre et c’est loin de s’achever »,

se désole le résident de la localité. En illustre l’interpellation du chef de troisième degré de Dang, Bakari Yaya, qui a poussé les populations à solliciter l’intervention du chef du gouvernement pour arrêter cette injustice.

« Madame le Sous-Préfet et monsieur le Maire étant nos administrateurs, n’est-ce pas à ces derniers que la population doit se confier par apport à ses problèmes ? Alors d’où vient-il que cette doléance se retrouve devant la police judiciaire ? Sommes-nous dans un Etat policier où la population doit rester muette face aux exactions qu’elle subit quotidiennement ? »,

dénoncent les populations qui accusent les autorités de brader leurs terres. Ces derniers se disent victimes d’interpellation arbitraires et d’intimidation pour cesser les revendications mais ne se laisseront pas faire.

Lire aussi / Also read
Les 15 noms phares de Dj Arafat

Pour de nombreuses personnes interrogées dans la ville universitaire de Dang par nos reporters, les intérêts politiques sont à l’origine de cette crise sociale. Le maire est accusé de laxisme pour soit disant « protéger » les militants du RDPC, sa base électorale. Faut-il le souligner, la commune de Ngaoundéré III est la seule municipalité détenue par le parti au pouvoir dans la métropole de la région de l’Adamaoua. Une réalité qui entretien des complicités au niveau de l’administration locale au détriment de la cohésion sociale. Pour sa part, Madame Boukar née Zeinapa Amada, Sous-Préfet de l’Arrondissement de Ngaoundéré IIIème brille par son absence dans la résolution des conflits qui se multiplient malheureusement. La chef de terre brille par ses positions tranchées de nature à entretenir les tensions et frustrations au sein des populations. Elle aurait d’ailleurs été citée dans plusieurs plaintes concernant les abus sur les parcelles de terrain. Devant ce qu’ils qualifient d’abandon du Maire et du Sous-Préfet de leur localité, les populations se tournent dorénavant vers le Premier Ministre dont ils espèrent, aura une oreille attentive.

Share this

Réactions

Veuillez saisir votre contribution !
Veuillez saisir votre nom ici

96 − = 87