Mvogo Belobo Nazaire, Directeur de la SOCILADRA Adamaoua et Nord
Mvogo Belobo Nazaire, Directeur de la SOCILADRA Adamaoua et Nord. Crédit photo: chateaunews.com
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Mvogo Belobo Nazaire, Directeur de la Société Civile des Droits de la Littérature et des Arts Dramatiques (SOCILADRA ) pour les régions de l’Adamaoua et du Nord.

Vous venez d’être fraîchement installé comme nouveau Directeur de la SOCILADRA pour les régions de l’Adamaoua et du Nord. Dites-nous qui est M. Mvogo Belobo Nazaire?

Je suis spécialiste de la propriété littéraire et artistique. J’exerce dans le domaine depuis une quinzaine d’années mais avant ça, j’ai travaillé à la société camerounaise d’équipement, un établissement financier qui a contribué à la formation pluridimensionnelle que j’ai aujourd’hui. Dès que j’ai été recruté dans cette structure, les responsables ont eu le souci de former davantage de cadres et c’est dans cette optique que j’ai été admis dans une école dirigée à l’époque par les français. Cette école chargée de former les cadres d’administration et de l’industrie notamment dans la gestion d’entreprise, la gestion des stocks et la comptabilité. Je puis avouer que cette formation a été déterminante dans la suite de ma carrière.
J’arrive donc à la SOCILADRA après une formation à l’Université de Yaoundé I en droit d’auteur et droits voisins.

C’est en 2004, en qualité de pionnier que j’occupe le poste de Directeur d’agence de la SOCILADRA pour l’Adamaoua et j’y passe 3 ans.

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Après cela, eu égard aux résultats flatteurs produits par ma modeste personne, j’ai été propulsé au prestigieux poste de Directeur régional de la SOCILADRA pour le littoral et l’océan, poste que j’ai occupé pendant 8 ans et après quoi j’ai été affecté à Maroua.
La SOCILADRA ayant été absente pendant des lustres dans les régions de l’Adamaoua et du Nord,je reviens donc pour relancer les activités dans lesdites régions.

Pouvez-vous nous présenter en quelques mots la Société civile des droits de la littérature et des arts dramatiques ?

La SOCILADRA est un organisme de gestion collective de droit d’auteur classé à la catégorie A.
Elle a été créée en 2001 à la suite de la promulgation de la loi No 2000/011 du 19 Décembre relative au droit d’auteur et aux droits voisins.

Depuis la réforme engagée par le PM en 2015, les acteurs des droits voisins ont migré vers la nouvelle société des droits voisins.

Les écrivains, les metteurs en scène, les chorégraphes et les éditeurs constituent les membres de la SOCILADRA dont la mission comme les autres OGC reposent sur un triptyque savoir : la perception des redevances ,la répartition desdites redevances aux auteurs et la défense de leurs droits.

Avez-vous une idée de la situation qui prévaut dans le domaine de l’art littéraire et dramatique ?

C’est un truisme, les auteurs d’oeuvres littéraires et dramatiques pour la plupart sont dans le désarroi, ils ne savent pas grand-chose de la gestion de leurs droits.Je suis désormais là pour combler leurs attentes et surtout leur redonner de l’espoir et le sourire

Quelles seront les priorités du nouveau Directeur.

Il ya un problème crucial qui se pose dans tous les organismes de gestion collective notamment un manque criard de ressources financières.pour ce faire,je vais m’échiner à renflouer les caisses de la SOCILADRA en allant collecter les redevances auprès de nos usagers et surtout sensibiliser les uns et les autres à cet effet.

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Parlez- nous des problèmes qui minent la SOCILADRA aujourd’hui ?

II y a premièrement le manque de ressources financières, ensuite il y a très peu de personnels qualifiés, il y a aussi la méconnaissance des textes par les différents acteurs

Un message à l’endroit des acteurs impliqués dans ce processus ?

Aux auteurs, je souhaiterais qu’ils se rapprochent de nos services afin de leur donner toutes les informations nécessaires au sujet de leurs droits, les sensibiliser à rompre l’indifférence vis à vis de leur société. A l’endroit des usagers le respect du sacro-saint principe de l’autorisation préalable avant toute exploitation et ceci moyennant le paiement de la redevance du droit d’auteur. Au niveau de la tutelle nous attendons l’accompagnement tous azimuts.

Propos recueillis par Boubakary Moussa



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