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Furieux par l’acte posé par la police nationale causant la mort de leurs amis, les jeunes, certains à moto, d’autres à pieds, ont fait une longue distance allant de l’avenue Mobutu jusqu’à l’avenue Kondol passant devant le commissariat de police du 6ème arrondissement.

Dépassant le rond-point centenaire, les jeunes ont décidé de transporter sur leurs épaules le cercueil du feu Mbaiguedem Richard avant d’être déposé sur une voiture au niveau du stade Idriss Mahamat Ouya. Quand le cortège est passé devant les deux lycées (Technique commercial, Félix Eboué), les élèves sont sortis pour l’acclamer. Du coup quelques élèves se sont pris aux véhicules d’administratifs dont plusieurs d’entre eux ont vu leur pare-brise cassé.

Entre temps, un autre groupe de jeunes veut s’attaquer au commissariat de police du 6ème arrondissement avec des cailloux, car un dispositif important des éléments de la police a été déjà déployé sur place. A la cérémonie funèbre du jeune Mbaiguedem Richard au quartier Moursal des parents, des amis et d’autres connaissances se sont relayés tour à tour pour décrire les conditions dans laquelle « Sheney » a trouvé la mort.

« La mort de notre ami est un acte lâche et plein de cruauté de la part des policiers qui sont sensés protéger les citoyens »,

a lancé un ami du défunt. « Nous demandons que lumière soit faite sur son décès pour que la famille puisse observée son deuil », ajoute, un autre ami habillé en ti-short et pantalon noirs avec une photo du Mbaiguedem Richard en main.

William Rondouba



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