Edimo Silas
Crédit photo: chateaunews.com
NEWSLETTER

Français     English

Share this

Messoh Edimo Silas, Chef de service du développement durable à la délégation régionale de l’environnement, de la protection de la nature et du développement durable pour l’Adamaoua, s’exprime sur votre journal chateaunews.

Vous venez d’effectuer des descentes inopinées sur quelques sites, quel bilan faites-vous au terme de cette activité ?

Il faut dire que dans le cadre de cette journée mondiale de l’environnement, la 47ème édition, nous sommes descendus sur le terrain. D’abord sur un site qui accueille les activités de brulage des pneus à l’air libre pour identifier d’abord ceux-là qui sont des acteurs qui brûlent les pneus, discuter avec eux des difficultés qu’ils rencontrent tous les jours à leurs activités, présenter un peu ce qu’ils peuvent avoir comme problème en ce qui les concerne et recueillir leurs attentes pour que nous puissions réaliser un meilleur accompagnement parce que c’est une activité qu’ils sont en train de mener et c’est de cette activité là qu’ils vivent. Il est donc question que nous puissions les encadrer de telle sorte qu’ils puissent mener cette activité sans avoir à dégrader ou à polluer l’environnement. La deuxième descente que nous avons effectuée a été au niveau de l’abattoir municipal de Ngaoundéré. L’objectif là est de sensibiliser ces gens-là, qui sont des bouchers, les représentants de l’administration de la mairie notamment qui s’occupent de la gestion de l’abattoir afin que les déchets soient gérés de manière écologique. Afin qu’il n’y’ait plus cette émanation d’odeur nauséabond qui gêne quand on passe au voisinage de l’abattoir. Voilà la qu’intendance de ce que nous recherchions en descendant sur le terrain.

Lire aussi / Also read
Belaka SALIOU SAOU : « Nous voulons construire le Musée Archéologique de Ngan'ha pour que l'histoire millénaire du peuple Mboum soit valorisé »

Quelle est votre regard sur le niveau de pollution dans l’Adamaoua ?

Il faut dire que nous ne sommes pas encore dans l’Adamaoua à un niveau, je dirais critique. Parce que nous ne sommes pas une région qui est fortement industrialisé, nous sommes une région certes agricole, mais beaucoup plus pastorale, ce qui fait que les activités agricoles n’ont pas un impact très important. Mais c’est en train de le devenir, il est donc question de commencer à agir dès maintenant. Ce que nous avons beaucoup plus comme problème, comme nous vous l’avons dit, ce sont ces brulages de pneu à l’air libre, ce sont ces véhicules qu’on fait entrer dans le pays qui sont des vieux véhicules, qui n’ont plus un système d’évacuation de gaz assez performant, alors on se retrouve avec des gaz de véhicule nocifs, des CO2 dans l’atmosphère. Nous avons une culture à Ngaoundéré où on aime assez de véhicule. Et on a ce problème d’émanation d’odeur nauséabond on l’a dit au niveau de l’abattoir et souvent aussi ce problème de bruit dont on ne relève pas trop l’impact sur l’environnement. Mais il y’a ces bruits-là qui sont produits par des activités par exemple de ferraillage, ceux qui font la menuiserie métallique, par la menuiserie à bois, par les discothèques qui font beaucoup de bruit qui peuvent aussi être un gène pour le voisinage.

Quelle est l’innovation pour cette édition ?

L’innovation cette année ce que, la lutte contre la pollution prend maintenant de l’envergure, vient au-devant de la scène parce que c’était un pan de notre travail sur lequel nous ne nous penchons pas trop. Maintenant il faudra que nous le fassions et comme je l’ai dit de manière spécifique avec ceux-là qui brulent les pneus. Il faudra un encadrement dès à présent avec ces véhicules, il faudra voir comment nous pouvons arriver à réduire le nombre des vieux véhicules qui roulent avec un système d’évacuation de gaz défectueux, donc il y’a tous ces éléments là que nous devons voir et sur lesquelles nous devons nous pencher afin que notre environnement soit sain.
Un dernier message à la communauté toute entière à l’occasion de cette journée ?
A l’occasion de cette journée, mon message, il serait un peu théologique d’un côté et de l’autre côté pratique. Je voudrais simplement dire que cette terre, c’est notre héritage et nous devons faire tout pour la maintenir en bonne santé. Parce que la terre aussi a sa santé, nous devons garder notre environnement sain. Eviter les actions qui font dégrader l’environnement, jeter les ordures par terre, ce n’est pas bien. Nous devons les garder et les mettre dans des contenants appropriés pour qu’ils puissent être jetés où ça se doit, nous devons adopter des comportements nous même dans notre façon de faire qui nous permette de garder notre milieu de vie dans des bonnes conditions. Par ce que nous avons une seule terre et elle nous a été léguée par celui qui l’a créé. Et nous devons en prendre soins.

Lire aussi / Also read
N’Djamena : Les transporteurs camerounais aux aboies

Lire plus dans le N°7 du Journal ChateauNews Hebdo à télécharger Gratuitement ici.

Propos recueillis par Boubakary Moussa

Share this

Réactions

Veuillez saisir votre contribution !
Veuillez saisir votre nom ici

× 9 = 81