moto taxis bloque route
Crédit photo: chateaunews.com
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La nouvelle décision du Délégué du Gouvernement, celle d’instaurer la taxe à stationnement pour les motos taxis, reçoit la foudre des « attaquants » qui tirent à hue et dia dans les rues de la ville.

L’activité de transport paralysée, route barricadée, scènes de pillages et d’invasion de la voie publique, sont quelques clichés de la ville de Ngaoundéré ce Mercredi 19 Mai 2019. Comme il fallait s’y attendre, la décision prise par le premier magistrat de la ville, de réinstaurer la taxe de droit de stationnement a été le point de départ d’une contestation d’une rare violence. Il a fallu attendre le déploiement d’un peloton de policier pour calmer les ardeurs des motos-taximen qui ont envahis les quelques carrefours de Ngaoundéré en signe de protestation.

Les choses se sont très vite précitées. Ce qui a commencé comme un simple mouvement d’humeur a pris des proportions inquiétantes.

« Les enfants refusent de payer les quittances de stationnement de 3000 FCFA comme le veut le Délégué du Gouvernement. Nous dénonçons cette décision qui arrive brusquement sans qu’on soit informé au préalable et sensibiliser nos camarades. Certains ne savent pas que cela a existé par le passé et d’autres ont oublié. Cette mesure a été suspendue depuis l’époque de Owona Thomas »,

nous confie Saidou Ousmanou, président du Syndicat des Motos Taxis du Cameroun.

Catalogué par plusieurs personnes comme des « voyous », les motos-taximen ont profité de cet effet d’annonce pour déverser leurs colères dans la rue. Des journalistes venus couvrir la manifestation ont été agressés, leurs cameras vandalisés. Ce qui fait dire à plusieurs observateurs de ce triste spectacle que la séance de remue ménage n’est en effet qu’un écran de fumer qui masque le cœur des revendications. L’incident est révélateur d’un malaise profond. Le refus de payer la taxe de stationnement n’est donc que la partie émergée de l’iceberg.

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Après avoir reçu plusieurs coups de fil menaçant des responsables de forces de maintient de l’ordre, Saidou Oumarou espère calmer la fascination et les ardeurs aux pillages de ses poulains.

« Nous allons les remettre à l’ordre et nous demandons à la communauté urbaine de nous donner un peu plus de temps pour les sensibiliser »,

tempère le président du syndicat. Les manifestations violentes de ce jour soulèvent de sérieuses interrogations sur la capacité de nuisance de ces conducteurs d’engins à deux roues.



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