Cabine téléphonie devant la CAMPOST
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A Ngaoundéré, les cabines téléphoniques ont rendu l’âme depuis belle lurette. L’un des derniers vestiges de ce qui faisait jadis office de point d’appel public s’est transformé en repère des personnes mentalement atteintes.

Dans cette cabine téléphonique située en face du bureau de la CAMPOST, tout son équipement a disparu, seul le box qui abrite un malade mental bien connu dans la ville est resté. D’aucuns qui ont assistés à son déclin en direct se souviennent encore de cette époque :

« C’était vraiment difficile, vous pouviez passer plusieurs heures avant de passer un coup de fil. Même quand vous avez votre argent il fallait patienter plusieurs heures »,

se remémore Hamadou ancien fonctionnaire de l’État.

Depuis l’avènement des téléphones portables, le rythme de disparition des cabines téléphoniques s’est accéléré. À l’heure où l’immense majorité des citoyens de la ville possèdent un téléphone mobile, la compagnie nationale de téléphonie public, CAMTEL n’a pas réussi à pérenniser son usage. Si en occident et dans l’hémisphère Nord, les téléphones publics continuent de faire le bonheur des citoyens, en Afrique et au Cameroun en particulier, ils n’ont pas réussi à survivre et à s’adapter à la poussée de la modernité. La Cameroon Telecommunication a démantelé les derniers téléphones publics que l’on trouvait dans les rues de la ville.

Quelques rares télé-centres étaient érigés à Ngaoundéré. L’Hôpital Régional de Ngaoundéré, l’hôpital Protestant, le bureau de la CAMPOST ou encore à Camtel de Ngaoundéré, étaient fourni jadis en cabines téléphoniques. Ces téléphones publics participaient au rayonnement et au décor du paysage de la ville. N’ayant pas survécus à la modernité, ils n’ont pas pu surmonter le phénomène des call box qui les ont définitivement enterrés.

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