Mboma Ndongue Zacharie
Mboma Ndongue Zacharie, inspecteur des affaires sociales et Délégué Régional des Affaires Sociales pour l’Adamaoua. Crédit photo: chateaunews.com
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Des jeunes avec des problèmes d’adultes qui par la force des choses sont devenus des membres productifs de leur famille participant aux charges de la maison, se prenant eux-mêmes en charge entièrement comme des adultes. Parole à Mboma Ndongue Zacharie, inspecteur des affaires sociales et Délégué Régional des Affaires Sociales pour l’Adamaoua.

Monsieur le délégué revenons un peu sur l’histoire de la célébration de la journée de l’Enfance Africaine. Comment en est-on arrivé à cette journée dédiée à l’enfant africain ?

La genèse de cette célébration part du massacre des enfants à Soweto le 16 juin 1971 en Afrique du Sud. Sous le régime de l’apartheid, les enfants noirs revendiquaient le droit à l’éducation, d’être enseigné dans des meilleurs conditions mais surtout d’être enseigné dans une langue qui leur est commune parce qu’ils étaient enseignés dans la langue du colon, l’afrikaans, et c’est pour cela qu’ils ont décidé de faire une manifestation pacifique qui a dégénérée. Alors, l’OUA a pensé que c’était un événement assez important et qu’il fallait s’attarder sur cela en parlant de la protection des droits de l’enfant et c’est pour cela qu’au cour de l’une de ses résolutions, il a été institué la journée de l’enfant africain au-delà de la commémoration de ces martyrs (nous les appelons martyrs). C’est location pour les Etats membres de l’UA de s’arrêter pour jetter un regard rétrospectif sur ce qui a été fait relativement à la protection du Droit de l’enfant mais aussi d’avoir un regard prospectif pour voir ce qu’il y a à faire relativement à la protection des droits de l’enfant.

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Quelles sont les avancées de la protection des droits de l’enfant sur le plan national et au niveau de l’Adamaoua en particulier ?

La région est le lieu de l’opérationnalisation des politiques étatique, politique prises en faveur des enfants de la nation. Donc en évitant le phénomène de discrimination et de marginalisation, cette politique est expérimentée sur l’étendue du territoire mais tenant compte des spécificités de chaque localité. Il y a-t-il des avancés ? Nous disons oui. Parce que l’on a prévu une évaluation annuelle. Au-delà, il y a des instances comme l’Unicef qui attendent aussi une évaluation des pays chaque année pour observer les avances à cet effet. Dans l’Adamaoua, beaucoup est fait et si l’on s’en tient aux politiques de l’État qui sont offertes en faveur de la jeunesse et de l’enfant, l’Adamaoua n’est pas restée en marge. La protection des droits de l’enfant est une préoccupation transversale qui implique un certain nombre de département ministériel même si le vocable enfant est placé sous la tutelle du ministère de la jeunesse. Il y a au moins neuf ou onze ministères adjuvants journaliers. Questionner tout ce qui met dans ces différents ministères en faveur de l’enfant pour voir globalement quelles sont les avancées et je pense que s’il n’y avait pas des avancés, la sonnette d’alarme aurait été tirée par l’Unicef pour dire attention, vous êtes en train de franchir la zone rouge.

Qu’en est-il des actions humanitaires en rapport avec la protection de l’enfant ?

Il ne faut pas circonscrire l’action humanitaire aux conflits et crises. Les catastrophes naturelles aussi déclenchent l’action humanitaire. En cas de mise en œuvre de l’action humanitaire, il faut faire une échelle de priorité : personne valide, personne invalide, adulte, enfant. Mais est-ce que dans l’Adamaoua cela se fait ? Je dis oui, mais je ne sais pas si vous avez eu l’occasion de partir dans les camps des réfugiés qui se trouvent dans le Mbéré pour comprendre que presque la quasi-totalité des partenaires développent davantage les programmes en faveur des enfants car ils sont les plus vulnérables. On ne leur demande pas car je pense que c’est un principe acquis pour lequel ils ont souscrits. L’action humanitaire dans l’Adamaoua ne fait pas de discrimination entre un enfant camerounais ou non. Les politiques qui sont mises en place notamment la gratuité de l’école, ne tiennent pas compte qu’on s’attarde sur le fait que l’enfant arrive de l’Extrême-Nord ou de la CentrAfrique, car le droit à l’éducation doit être préservé. Dans la répartition des aliments et autres, je pense que les enfants constituent une priorité dans l’action de ces partenaires.

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Propos recueillis par Babalé Kandi (Stagiaire)

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