PME, Achille Bassilekin 3 en photo de famille
PME, Achille Bassilekin 3 en photo de famille. Crédit photo: chateaunews.com
NEWSLETTER

Français     English

Share this

22 ans après le lancement de cet instrument de développement économique et social, si la retombé économique n’est pas encore perceptible, il n’en demeure pas moins vrai qu’il soit moins réel. Mais la visite de Achille Bassilekin 3, Ministre des PME (petites et moyennes entreprises) de l’économie sociale et de l’artisanat dans l’Adamaoua pourrait lui offrir une vocation nouvelle.

« La décision du gouvernement de mettre sur pied ce dispositif participait de la volonté progressive de renforcer la formalisation de notre économie et surtout de donner à tous les entrepreneurs tout un ensemble d’incitations, par exemple lorsque vous vous inscriviez, vous êtes par la suite exonéré de droit de la patente, pour les 3 premiers années vous payez 50% de la valeur de vos impôts »,

dixit Achille Bassilekin 3.

La ville de Ngaoundéré peut se prévaloir de son riche patrimoine artistique, de ses anciennes traditions et de son statut de ville, située au point de confluence des voies commerciales terrestres qui tire profit de sa position géostratégique avantageuse. La ville dispose désormais d’un parc d’activité artisanal assez conséquent. Trop lent pour certains promoteurs, et pour d’autres, le développement artisanal enrichit déjà le tissu économique local. Le ministre des petites et moyennes entreprises de l’économie sociale et de l’artisanat vient donc donner un coup d’accélérateur à la promotion de l’artisanat, des très petites, petites et moyennes entreprises locales qui souffrent d’un manque de financement.

Faciliter l’accès aux financements, formations des jeunes artisans, promotion et valorisation de l’artisanat local, mise en place d’une politique d’incitation des jeunes à l’artisanat, multiplications des centres artisanaux à travers la région, sont quelques doléances portées à l’attention du Ministre des petites et moyennes entreprises par les acteurs de la filière dans l’Adamaoua. Organisés en groupe d’initiative commune et sectorielle, les artisans et promoteurs d’unités de productions socio-économiques de la région château d’eau montent au créneau en égrainant un chapelet de doléances. Le secteur, dominé par l’informel est encore au stade embryonnaire et cherche à s’imposer dans un environnement concurrentiel.

Le secteur artisanal dans l’Adamaoua tarde à prendre son envol. Le centre artisanal de Ngaoundéré, situé en plein cœur de la ville qui faisait jadis la fierté de la filière dans la région n’est aujourd’hui qu’un triste souvenir. Le local accueille un magasin de vente des pièces de rechanges de voiture. En dépit d’un potentiel particulièrement important dont regorge le château d’eau du Cameroun, l’artisanat local croupit dans une léthargie depuis belle lurette. Les acteurs de la filière profitent de la visite de Achille Bassilekin pour interpeller le gouvernement sur le flou qui entoure l’organisation de leur activité. En quelques années, le secteur artisanal a connu une baisse drastique des ses activités.

Rendu à sa 4ème édition, les centres de gestions agréés ont obtenu à ce jour l’agrément de plus de 10 milles structures en 3 ans. L’arrivée du patron des PME pour le lancement de la 4ème édition des caravanes de sensibilisation sur les centres de gestion agréés dans l’Adamaoua est une occasion rêvée pour les entrepreneurs locaux de mettre en avant le génie local; à tirer profit des avantages offertes par l’agrément de ces centres. Le gouvernement semble décider à inciter les PME locales à adhérer cet instrument.

« Aujourd’huis les structures comme la vitrine artisanale de Ngaoundéré, le centre de collecte et de traitement des peaux et le village artisanal sont des chantiers qui vont redonner à l’artisanat de Ngaoundéré ses lettres de noblesses. Il ne s’agit plus de leurs assurer une croissance rapide mais une longue vie »,

déclare un cadre locale.

Si l’on en croit plusieurs économistes qui s’intéressent à l’économie locale « une nouvelle synergie est entrain de s’instaurer au sein de l’activité économique dans la région », confie un observateur. L’arrivée dans les prochains mois de l’unité de production de ferrailles dont la structure commence à prendre forme dans la zone industrielle de l’aéroport de Ngaoundéré est une aubaine pour les PME locales. L’importance de l’investissement financier, du nombre d’emploi créé et de la valeur ajoutée locale qu’il génère s’inscrit dans cette dynamique à l’œuvre.

« A travers cette inscription et ces opérations de sensibilisation que nous essayons de promouvoir pour le plus grand nombre, nous pensons que résolument on va progressivement assécher ces propensions des acteurs qu’on avait noter à rester dans l’informel et surtout tirer parti des opportunités par leur formalisation »,

rassure le Ministre Achille Bassilekin 3.

Share this

Réactions

Veuillez saisir votre contribution !
Veuillez saisir votre nom ici

7 × 1 =