Prison de Kondengui
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Suite à la grogne qui a eu lieu à la prison de Kondengui à Yaoundé, la nuit du lundi 22 juillet 2019, la directrice d’Amnesty International pour l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique Centrale demande au Cameroun d’y mener une enquête sur les tirs entendus.

Amnesty International, Organisation Non Gouvernementale (ONG) à but non lucratif créé en Juillet 1961 au Royaume Uni dans le but de promouvoir la défense des Droits de l’Homme et le respect de la déclaration universelle des Droits de l’Homme, demande à l’Etat du Cameroun d’enquêter sur les coups de feu tirés pendant la mutinerie à la prison de Kondengui. Contrairement à la version du Gouvernement du Cameroun qui dit que les forces de défenses et de maintient de l’ordre n’ont pas fait usage de balles réelles, l’ONG britannique soutient son point de vue sur la base de certains témoignages que des balles réelles ont été utilisées.

Pour Marie-Evelyne Pretus Barry en sa qualité de Directrice d’Amnesty International pour l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique Centrale,

« Les autorités camerounaise doivent s’abstenir de recourir à une force excessive contre les prisonniers et doivent mener une enquête indépendante et efficace sur l’usage d’arme à feu et balles réelles qui ont été signalées durant l’émeute de lundi »,

Cela est réfuté par le Ministre de la Communication en ces termes :

« Il est à noter par ailleurs qu’aucun tir à balles réelles n’a été effectué durant l’intervention »,

a déclaré Réné Emanuel Sadi.

Marie-Evelyne Pretus Barry Directrice d’Amnesty International pour l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique Centrale ne se limite pas à ce fait, et fait le point sur la situation carcérale au Cameroun :

« Les conditions carcérales sont extrêmement mauvaise à Kondengui, une prison surpeuplé où de nombreux prisonniers attendent d’être déférés devant un juge. Tant qu’aucune solution n’est apportée à cette situation, de nouvelles violences risquent d’éclater ».

Cette interpellation du Cameroun survient après celle de 2017 sur les centres de détention surpeuplé à la suite des arrestations qui ont eu lieues dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest.

Poungong Ghislain (Stagiraire)

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