Grévistes
Grévistes. Crédit photo: chateaunews.Com
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Le mouvement de grève des ouvriers enrôlés par l’entreprise indienne, Angélique en charge de l’exécution des travaux de réhabilitions et d’aménagement du système d’alimentation en eau de la ville de Ngaoundéré continu à gagner du terrain.

Ce samedi 3 Août, 3ème jour de grève, la tension est montée d’un cran et la mobilisation reste très forte au siège de l’entreprise. Une centaine de grévistes qui crie au scandale et taxe leurs patrons de colonialistes ont assiégé le local situé au quartier résidentiel. Tout part d’une rumeur selon laquelle, les patrons indiens seraient sur le point de filer en douce et quitter la Ville alors même qu’ils n’ont pas payé leurs employés. Ces derniers ont même vu un camion affrété par la société sur le point d’embarquer le matériel du personnel en direction de Yaoundé. Pour ces manœuvres en colère, plus aucun doute, leurs patrons n’ont pas l’intention de régler leurs factures.

Un vigile qui travaille sur le site nous a informé que les indiens sont sur le point de partir et de filer en douce et c’est pour cela que nous sommes là, pour les empêcher de quitter et de s’enfuir avec notre argent,

confie Abba Goukoula chef des grévistes.

Depuis 3 jours, ils promettent de nous rembourser notre argent, mais jusqu’à présent on continu d’attendre. Nous réclamons chacun entre 40 mille et 50 mille FCFA,

dénonce Abba. A l’heure où nous mettons sous presse, des tractations secrètes sont en gestation pour désamorcer la situation. Du côté des grévistes, l’heure est aux enchères, dressant des barricades, ils paralysent l’entrée de la société. Ces travailleurs estimés à 260 personnes sont sans contrat de travail, ils sont à pied d’œuvre depuis le mois de Décembre.

Au départ, nous somme payé 5 000 FCFA la semaine pour le creusage d’un trou long de 5m et qui a une profondeur de 1,20m. Mais peu de temps après ils ont cessé de payer par semaine. Ensuite, on nous payait occasionnellement sans respecter le prix annoncé à l’avance,

révèle Mouhamadou Bachirou, qui pointe un problème supplémentaire.

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