Fête de la Tabaski
Fête de la Tabaski. Crédit photo: chateaunews.com
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Plus que un jour et les musulmans du monde entier célébreront l’Aïd El kébir, la fête de la Tabaski. Cette fête du sacrifice comme son nom l’indique commémore l’acte du sacrifice ultime du prophète Abraham envers le très haut symbole d’obéissance du patriarche du monothéisme.

Le mouton est au centre de toutes les attentes. La communauté musulmane de Ngaoundéré s’apprête à se sacrifier à ce rituel. Dans les chaumières, l’heure est à la quête du bélier qui doit remplir un certain nombre de critères. Au lieu-dit place de l’indépendance, au milieu des bêtes, de leurs vendeurs, des acheteurs se bousculent à la recherche des moutons de qualité. A la fois ville de transit et de commercialisation, des centaines de moutons ont déjà commencé à affluer vers les différents points de vente de la ville.

Dans nombre de marchés repartis aux quatre coins de la ville, ce n’est pas encore la grande affluence. Sur certains marchés, les clients se font attendre. Quelques acheteurs rencontrés crient déjà à la cherté, bien que les moutons soient abondamment disponible.

« Les prix sont presque intouchables. Pour un bélier moyen, on me demande entre 50 000 et 60 000 FCFA. C’est totalement hors de portée du père de famille avec des faibles revenus comme moi »,

confie Mouhamadou.

« Nous acheminons les moutons depuis le département de Mayo Rey. Les moutons sont chèrs, en plus il y a trop de tracasseries, nous payons 1 500 FCFA par moutons aux vétérinaires, ce n’est pas facile pour nous »,

rétorque Hassan, un comme vendeur de moutons. En réalité c’est un intermédiaire appelé « Tchakaina ».

« Ces redoutables négociateurs sont capables de vous vendre tout et n’importe quoi »,

s’insurge Hassana, un éleveur rural pas fan de ces « parasites ».

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Contacté par nos soins, plusieurs acteurs de la filière expliquent cette tendance à la hausse des prix de l’élevage du petit ruminant par une forte demande observée dans les principaux marchés périodiques de la ville. Approvisionnés par plusieurs localités, les moutons vendus et en transit de Ngaoundéré viennent de l’Extrême-Nord, de la région du Nord et du Tchad voisin.

Mais la grande majorité de ces bétails proviennent du Mayo Rey. Le bélier qui sera sacrifier pour la fête de la Tabaski doit répondre à une batterie de critère de santé, d’âge, de couleur, … Si le mouton est prioritaire, il n’est pas exclu de sacrifier d’autres animaux domestiques dont le chameau, le bœuf, la chèvre.

Si les clients se font encore attendre dans les marchés, c’est dû en grande partie au fait que beaucoup préfèrent attendre le dernier jour pour acheter leurs béliers.

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