Prison centrale de Meiganga
Prison centrale de Meiganga. Crédit photo: chateaunews.com
NEWSLETTER

Français     English

Share this

Aux premières heures de la mâtiné de ce jeudi, 22 pensionnaires qui purgeaient leurs peine à la prison centrale de Meiganga ont réussi l’exploit de tromper la vigilance de leurs geôliers et de prendre la clé des champs.

Aux environs de 2 Heures du matin, après avoir percé un trou sur le mur de la prison, les fugitifs se sont évaporés dans la nature.

La nouvelle qui fait grand bruit est révélatrice d’un malaise profond. C’est un prolongement d’une campagne de déstabilisation spectaculaire au sein des prisons camerounaises. Jugés en état de surpopulation carcérale chronique, ce milieu de rétention est au cœur de soubresauts à répétions qui défrayent régulièrement la chronique et son personnel s’attire les foudres et se retrouve dans le collimateur de l’opinion publique.

« Comment ont-ils réussi à creuser un trou pareil sans éveiller le soupçon de leurs gardiens ? »,

s’interroge un citoyen sur cette la récente évasion.

Pour reprendre le poil de la bête, un train de mesure vient d’être annoncées pour retrouver la trace des évadés : contrôle renforcé et systématique des postes, interpellation de toute personne sans CNI, surveillance des familles, proches et amis des fugitifs, renforcement des patrouilles régulières autour des points névralgiques. Les autorités et les Djaouros sont en alerte maximale.

Cet énième incident qui frappe les établissements pénitentiaires du Cameroun est loin de calmer l’atmosphère morose dans laquelle est plongée la prison camerounaise et soulève de sérieuses interrogations sur la capacité des responsables à assurer la sécurité des pensionnaires. Plus que jamais, le ministère de la justice doit aller au-devant d’un toilettage en profondeur de son arsenal pénitencier. Dans le château d’eau, une véritable chasse à l’homme est lancée.

Share this

Réactions

Veuillez saisir votre contribution !
Veuillez saisir votre nom ici

3 + 5 =