Fête de la Tabaski à Ngaoundéré
Crédit photo: chateaunews.com
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Ce dimanche, jour de prière hebdomadaire pour le christianisme est aussi celui de la célébration de l’Aïd El kebir ou fête de sacrifice, la fête de la Tabaski, pour le monde islamique.

Les rues sont désertes, les boutiques et magasins fermés, une foule sans interruption qui chemine ensemble vers les différents lieux de prière.

Au champ de prière du quartier Onaref, principale place de rassemblement, une seule couleur domine : le blanc, couleur de la sainteté. Frappant dans leurs long et brillant boubou, des myriades de musulmans ont honoré le rendez-vous des champs de prière de Ngaoundéré. Le grand imam de la ville, Ustaz Mohamed Ali, dans son homélie a mis l’accent sur la séparation du bien et du mal :

Quiconque a fait le bienfait fut-il semblable à un atome le verra. Quiquonque a fait du mal fut-il semblable à un atome récoltera le fruit,

a-t-il rappelé. Les bienfaits en vers le père et la mère, le voisin et l’orphelin sont des vertus cardinales sur lesquelles se fondent l’islam, a t-il martelé. Ce discours moralisateur est une pierre lancée dans le jardin des pourfendeurs de la plus haute personnalité de la communauté musulmane à Ngaoundéré. Une vidéo relayée dans les réseaux sociaux accusant l’iman de se livrer au trafics des ossements humains avaient choquée les fidèles musulmans de la ville. De manière unanime, cette bassesse fut condamnée. En première ligne et cible de l’imam, l’insouciance de la jeunesse.

Après l’étape du champ de prière ponctuée par l’accomplissement des deux rakâts, du sermon de l’imam et de l’immolation d’un bélier, c’est le coup d’envoi à des milliers d’actes similaires qui seront répétées dans les familles. Tournée en direction de la Mecque, l’immolation doit être subtilement exécutée sans faire souffrir l’animal. La viande du mouton sera repartie en trois parties, la première réservée aux nécessités, une deuxième pour les amis et une troisième sera partagée en famille. Autre fait qui a dominé le sermon de l’imam, le champ politique. Au fil des années, l’incursion du fait religieux dans la politique ne cesse de prendre de l’ampleur.

Nous condamnons les actes répréhensibles de certains camerounais qui sèment le désordre,

a déclaré Mohamed Ali.

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