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La situation belliqueuse qui sévit dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest serait l’une des plus graves crises humanitaires sur la planète d’après le Conseil Norvégien.

Exit le Yémen et son cortège d’images insoutenables d’enfants et des vieillards qui meurent de faim, place aux régions anglophones du Cameroun qui retiennent l’attention des Organisations Non Gouvernementales occidentales.

Si l’on en croit plusieurs organisations humanitaires, les populations des régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest seraient à l’agonie. Dépeint avec verve dans les rapports qui ont atterris au cabinet d’Antonio Guterres, cette poudrière est devenue le centre de gravité, le point névralgique qui retient l’attention de ces très vénérables humanistes. A ses allégations, le gouvernement du Cameroun nie en bloc les faits évoqués, et taxe ses initiateurs de se livrer aux procès de mauvaise intention.

Depuis quelques semaines, de plus en plus des hurlements d’indignations provenant des organisations humanitaires résonnent et obligent le régime de Yaoundé à faire des sorties musclées. « Le conflit anglophone est le plus négligé au monde », peut-on lire dans le dernier rapport de l’ONG Norvégienne des Droit des Réfugiés.

Entre les pôles antagonistes qui dictent leurs lois, les populations eux sont livrés à leurs tristes sorts et se retrouvent pris entre deux feux. La logique de la guerre a pris le pas sur l’esprit de dialogue et de compromis. L’affrontement armé, est la seule solution envisagée entre les parties, au point où plier l’adversaire semble être la seule stratégie qui a droit de cité. Les voix des partisans de la paix civile et hostile à la violence ne sont pas écoutées et sont généralement marginalisés.

Annoncée en grande pompe, l’initiative du gouvernement de régler de manière pacifique ce conflit par la voie du dialogue semble être rangée dans les placards. Le dossier fait encore objet des tergiversations et tractations secrètes sans résultat concret. Pendant ce temps, les répercussions humanitaires de ce conflit ont pris une tournure dramatique et ne cesse de s’aggraver. La violence généralisée et outrancière entre les différents protagonistes a entraîné un afflux massif de réfugiés vers le Nigeria voisin et des déplacés internes. Cette crise a poussé plus de 530.000 personnes à quitter leurs foyers selon des chiffres de l’ONU. En 20 mois le conflit a fait 1.850 morts selon le centre d’analyse géopolitique International Crisis Group.

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Jadis considérées comme le fleuron et symbole du dynamisme du peuple camerounais vanté à l’international, les deux régions d’expression anglaise du pays se sont transformées aujourd’hui en authentique cache-misère où la mort est présente partout. Pour le pouvoir de Yaoundé et ses laudateurs, la zone anglophone est devenue une véritable patate chaude qu’ils tiennent entre les mains. Dans ce mur de lamentation, le constat est d’autant plus accablant que la situation qualifiée de tragédie humanitaire n’a pas connue d’avancée décisive depuis 3 ans.

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