Artistes Camerounais
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Lorsque les acteurs d’un secteur d’activités se rendent compte que l’Etat ne fait rien pour le développement de leur secteur, ils s’organisent, font des revendications cohérentes et concertées, se mobilisent, proposent des solutions réalistes, etc. Mais voilà, nous sommes au Cameroun, dans le secteur musical à l’ère des médias sociaux, ça sort comme ça sort !!!

Voilà 25 ans qu’on tâtonne sur la gestion collective du droit d’auteurs au Cameroun, parce que certains en ont fait leur gagne-pain, au détriment de ceux qui les produisent. Surtout, ne dites rien, vous serez insulté et vilipendé par la milice de ceux qui gèrent la caisse. Les chaines de radios et télévision privées qui ne payent pas de redevances sur l’exploitation des œuvres des artistes font payer la promotion aux artistes locaux… C’est normal, c’est la faute à Trace TV. Il est plus simple de s’en prendre à Trace TV qui leur permet d’avoir ce rayonnement international qui en fait des stars locales…

Cet autre combat, la revalorisation des cachets des artistes par les multinationales est-il légitime ? fort possible, mais la solution proposée correspond à quelle norme universelle de la profession ? Le cachet s’obtient sur la base d’un gré à gré et reste confidentiel… On s’en fout, le Cameroun, c’est le Cameroun !!! Ailleurs, on y perçoit une sorte de xénophobie culturelle qui pourrait être préjudiciable à ceux qui tournent sur le continent… Malheureusement, ils ne sont pas légion et la meute n’en a cure parce que les stars locales s’internationalisent dans les les salles de fêtes et les gargotes camerounaises en Europe et aux USA.

Revenons à la fronde. Si les artistes locaux sont furieux, c’est qu’il y a eu une fuite. Normal, 8 fois sur 10, les artistes étrangers proposés aux sponsors, le sont par ceux qui leurs proposent également les artistes locaux…. Bizarrement, les cachets que certains artistes étrangers perçoivent au Cameroun sont parfois loin de ce qu’ils demandent ailleurs. On en parle à voix très basse, mais tout le monde chuchote qu’il y a des retro commissions qu’on ne peut obtenir avec des artistes locaux dont tout le monde ou presque connait ici le plafond des exigences. On fait donc l’autruche pour éviter d’aborder le vrai problème, des maux mondialement reconnus au camerounais : la CORRUPTION ET LE TRAFIC D’INFLUENCE.

On peut donc s’interroger sur la revalorisation des cachets, tels que le souhaitent les artistes. Comment imaginer qu’on fixera les cachets des artistes locaux en fonction de ceux des étrangers ? Plus de gré à gré, plus de confidentialité ??? On va certainement faire très simple : Les seuls interlocuteurs des multinationales seront ceux qui sont capables de bookers des stars locales et des vedettes étrangères… Aïe !!! On prend donc les mêmes et on recommence… Tout le monde est content ! Un couloir, le seul qui conduit aux gros cachets que seuls peuvent payer les multinationales, celui des monopoles qu’on entretient avec la CORRUPTION ET LE TRAFIC D’INFLUENCE. Tant pis pour ceux qui n’ont pas le bon bookers, tant pis pour les récalcitrants…

Ok, j’hallucine, l’EXCEPTION CAMEROUNAISE en matière de cachets de vedettes étrangères a certainement d’autres pistes qui permettront de LEGISFERER en restant connecté au reste du monde.Un pro disait que quand tu connais la valeur marchande de ta production et de ton aura, tu ne te prosterne pas, tu ne fais pas la manche !!!Je passais

Tony Mefe

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